À bord du tram lausannois avec les conducteurs en formation
À quelques mois du lancement officiel du tramway lausannois, une cinquantaine de chauffeurs de bus suivent une formation intensive pour prendre les commandes, tandis que la marche à blanc bat son plein depuis ce dimanche.
Depuis dimanche, le tram circule selon l'horaire et les arrêts prévus en région lausannoise. Il ne s'agit pas encore d'un service ouvert au public — les sièges restent vides, les passagers n'étant pas admis à bord — mais d'une marche à blanc destinée à tester l'ensemble du dispositif et à former les futurs conducteurs. En tout, une cinquantaine de chauffeurs de bus suivent une formation spécifique avant la mise en service officielle du tramway, prévue pour la fin de l'année.
Six semaines pour maîtriser le rail
La formation dure six semaines au total : quatre semaines combinant théorie et pratique de conduite, suivies de deux semaines de conduite accompagnée. L'objectif est de permettre aux futurs mécaniciens de vivre un maximum de situations différentes. « On est arrivé le premier jour, on ne connaissait rien du monde du rail. Là, après quatre semaines de formation de base, on est vraiment monté en compétence », témoigne l'un des conducteurs en formation. Beaucoup ont déjà obtenu leur diplôme cet été ; les autres révisent actuellement en vue de l'examen final.
Du pneu au fer : une adaptation technique
Si les futurs conducteurs bénéficient d'un solide bagage acquis au volant des bus, le passage au rail exige des adaptations importantes. L'adhérence au freinage, le « fer sur fer », est très différente de celle d'un véhicule routier. La vitesse constitue également un enjeu : sur certains tronçons, le tram atteint soixante à soixante-cinq kilomètres heure, contre cinquante en ville pour les bus. « Rien que ça, au niveau de l'anticipation, ça va changer pas mal », souligne un responsable de la formation.
Tous les scénarios passés en revue
Durant la marche à blanc, l'ensemble du système est mis à l'épreuve : simulations d'accidents, d'incendie et de déraillements sont au programme. « On va essayer toutes les situations possibles et imaginables », explique-t-on. À terme, les mécaniciens formés resteront polyvalents et continueront de conduire à la fois des bus et le tram.