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Santé

Bientôt la contraception gratuite dans le canton de Vaud?

Propos recueillis par Sandra Hildebrandt

Bientôt la contraception gratuite dans le canton de Vaud?

Une trentaine de députés de gauche et deux Vert'libéraux ont déposé une motion au Grand Conseil vaudois pour que le Canton prenne en charge les coûts de la contraception, à l'image de ce qui a été voté récemment à Genève.

La motion, portée notamment par Oriane Sarrasin, députée au Grand Conseil et présidente du PS Vaud, repose sur un double constat d'inégalité. D'une part, une inégalité de genre : dans la majorité des couples hétérosexuels, c'est la femme qui assume financièrement les moyens de contraception. D'autre part, une inégalité sociale, puisque ces dépenses ne sont pas prises en charge par les assurances maladie. En Suisse, le coût moyen de la contraception est estimé à 300 francs par année, une somme qui peut contraindre certaines personnes à des arbitrages difficiles, voire à renoncer à la méthode contraceptive de leur choix, avec le risque de grossesses non désirées.

Un coût comparable à celui du bouclier fiscal

Face aux questions sur le financement dans un contexte budgétaire tendu, Oriane Sarrasin met la dépense en perspective. Si Genève a évalué le coût de la mesure à 20 millions de francs, le Canton de Vaud, plus peuplé, pourrait atteindre environ 30 millions par année. Elle souligne que ce montant correspond précisément au coût annuel du bouclier fiscal dans sa version allégée, réclamée par la droite, qui bénéficie selon elle davantage aux contribuables les plus aisés. « C'est une question de priorisation », affirme-t-elle.

Une démarche cantonale en attendant une solution fédérale

La question d'un remboursement via la LAMal est également évoquée, mais elle relève du niveau fédéral. Une motion en ce sens a été déposée début octobre au Parlement fédéral par la parlementaire socialiste Tamara Funiciello. En attendant, Oriane Sarrasin estime que rien n'empêche les cantons d'agir en précurseurs, comme Genève et Neuchâtel l'ont déjà fait. La motion vaudoise a été renvoyée en commission, où des parlementaires vont en débattre avant un vote au Grand Conseil. Si elle échoue, une initiative populaire reste envisageable.

Article généré par l'IA, basé sur notre contenu vidéo et validé par la rédaction.