La Télé - Télévision régionale Vaud et Fribourg La Télé
voile

Cap sur Leucate pour tenter de nouveau le record du monde de vitesse

Cap sur Leucate pour tenter de nouveau le record du monde de vitesse

Malgré un printemps 2025 sans record et une piste namibienne abandonnée, l'équipe SP80 ne lâche rien et prépare son retour à Leucate pour une nouvelle tentative.

Lancé en 2019, le projet SP80 vise à battre le record du monde de vitesse à la voile en atteignant 80 nœuds. Mais le chemin est semé d'embûches. Lors des tentatives printanières à Leucate, dans le sud de la France, les conditions n'ont pas suffi, malgré des navigations à 50 nœuds de moyenne et des pointes à 108 kilomètres par heure. Cofondateur, directeur et pilote du bateau, Mayeul van den Broek reste confiant : « Le record du monde de vitesse à la voile, c'est une belle histoire de détermination et de résilience. Notre prédécesseur, Paul Larsen, a mis onze ans à battre ce record. Donc on peut dire qu'on est encore dans les temps. »

La Namibie, un espoir vite écarté

L'équipe a envisagé la Namibie, réputée pour ses excellentes conditions de vent. Mais après un repérage sur place, la profondeur du spot s'est révélée insuffisante pour le bateau, qui doit naviguer au plus près du bord afin de limiter les vagues. Adapter le foil — la pièce immergée qui ancre le bateau dans l'eau — aurait impliqué d'en réduire la longueur de près de 40 %, sortant l'équipe de tout ce qu'elle avait appris à Leucate. Trop de risques techniques pour tenter le record dans un lieu et avec un bateau simultanément modifiés.

Un retour à Leucate, comme une expérience scientifique

La décision de revenir à Leucate peut surprendre, mais van den Broek l'explique avec méthode : « En science, quand on fait une expérience, il faut changer une chose à la fois. » Forts de leur connaissance du site, les ingénieurs vont concentrer leurs efforts sur une nouvelle version du foil, pièce maîtresse du bateau et principal levier de performance. Le retour est prévu au printemps prochain.

Une équipe qui tient sur la passion

Le coup d'arrêt n'est pas sans conséquences. Le projet fonctionne grâce au sponsoring, et après les premières tentatives infructueuses, des licenciements ont eu lieu. Pourtant, l'équipe continue de travailler bénévolement pour relancer la machine et retrouver le financement nécessaire.