Céline Amaudruz lance la course au Conseil fédéral, le Vaudois Yvan Pahud "en réflexion"
Marvin Ancian avec ATS
La course à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral est officiellement lancée, avec en jeu non seulement des ambitions individuelles, mais aussi la représentation de la Suisse romande au gouvernement fédéral.
La Genevoise Céline Amaudruz est la première à avoir officialisé sa candidature, décrivant son choix comme « mûrement réfléchi ». Son annonce ouvre un processus dont l'issue pourrait déterminer si la Suisse romande conserve un siège au Conseil fédéral après le départ de Guy Parmelin.
Un ticket romand uni, condition sine qua non ?
Pour maximiser les chances d'un successeur romand, les observateurs estiment qu'un accord entre candidats s'impose. D'autres noms circulent : celui du Fribourgeois Nicolas Kolly est régulièrement évoqué, et le conseiller national vaudois Yvan Pahud a confié à l'agence Keystone-ATS être « toujours intéressé et en réflexion ». Il devrait faire connaître sa décision d'ici au début de la semaine prochaine.
Un enjeu constitutionnel
Au-delà des ambitions individuelles, c'est la Constitution fédérale elle-même qui est en toile de fond. Celle-ci prévoit que toutes les régions du pays soient représentées de manière proportionnelle. La Suisse romande représentant 25 % de la population, elle dispose en principe de deux sièges sur sept au Conseil fédéral. Sans successeur romand à Guy Parmelin, la Suisse romande serait sous-représentée. L'UDC devra donc inclure au moins une candidature romande sur son ticket estime-t-on côté romand; c'est ensuite à l'Assemblée fédérale de décider si ce principe constitutionnel doit être respecté à la lettre.
Les candidats ont jusqu'au 23 octobre pour déposer leur dossier. Le choix final reviendra à l'Assemblée fédérale le 9 décembre.
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