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Coupes budgétaires : les syndicats maintiennent la pression

Sandra Hildebrandt

Coupes budgétaires : les syndicats maintiennent la pression

Le bras de fer autour des coupes budgétaires se poursuit entre les syndicats et le Conseil d'état. Après une rencontre organisée avec le Conseil d'État, les syndicats estiment qu'ils n'ont pas été entendus. Le gouvernement quant à lui affirme sa volonté de poursuivre le dialogue social.

C'est dans un climat tendu que syndicalistes et membres du Conseil d'État — Christelle Luisier-Brodard, Frédéric Borloz et Roger Nordmann — se sont retrouvés ce jour. L'enjeu central : savoir si le gouvernement pouvait renoncer aux cent millions de coupes budgétaires prévues suite à l'acceptation par le peuple de l'initiative dite des douze pour cent. En guise de symbole, les syndicats ont remis des pièces d'or aux conseillers d'État, en référence aux entrepreneurs partis à la rencontre de Donald Trump sur la question des frais de douane.

Un dialogue jugé insuffisant

À l'issue de la rencontre, les syndicats se montrent déterminés. «On sait qu'on est dans un bras de fer et il continue », ont-ils déclaré. Ils annoncent vouloir saisir l'organe de conciliation et d'arbitrage, dénonçant des coupes «entièrement maintenues» et «largement inexpliquées dans le détail». Le Conseil d'État, qui n'a pas souhaité s'exprimer oralement à l'issue de la réunion, a publié un communiqué réaffirmant son attachement au dialogue social et indiquant que la rencontre visait à «présenter ces mesures directement aux organisations syndicales, leur apporter des explications et entendre leurs observations».

Un contexte budgétaire sous pression

La situation s'inscrit dans un climat d'inquiétude plus large. Le budget présentait déjà un déficit avec 65 millions de coupes dans sa première version, auxquels s'ajoutent désormais ces 100 millions supplémentaires. La question sera soumise au Grand Conseil dès le mois de décembre. Les trois syndicats, qui se disent «fortement unis», n'entendent pas attendre l'échéance parlementaire. La fonction publique descendra dans la rue 5 novembre prochain pour faire entendre ses revendications.

Article généré par l'IA, basé sur notre contenu vidéo et validé par la rédaction.