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Santé

La dépression post-partum, un trouble encore trop tabou

François-Pierre Noël et Lea Job

La dépression post-partum, un trouble encore trop tabou

En Suisse, une femme sur six est touchée par la dépression post-partum. Louane Roulet, jeune maman qui vit à Yvonand, a accepté de raconter sa descente aux enfers après la naissance de son fils. Une manière de contribuer à libérer la parole sur ce trouble encore trop tabou.

La chambre de Louis, deux ans aujourd'hui, reste un endroit chargé d'émotions pour Louane Roulet. C'est là qu'elle a passé ses moments les plus durs, à bercer son fils durant de longues heures. Les premiers signes sont apparus dès la maternité, avec des difficultés à allaiter, puis un sentiment troublant de ne pas ressentir le « coup de cœur » pour son enfant. Pendant plusieurs mois, elle a affiché un double visage, expliquant à son entourage que tout allait bien, tandis qu'elle s'enfonçait dans la culpabilité et la détresse.

Une nuit de bascule

Tout a changé lors d'une nuit particulièrement éprouvante, quand son fils pleurait sans discontinuer. Louane Roulet a alors eu la vision de pouvoir secouer l'enfant, ce qui l'a poussée à le poser et à s'effondrer. Des pensées d'abandon l'ont traversée : « Il sera mieux avec son papa. Moi, je ne suis pas faite pour ça. » C'est sa psychiatre qui a finalement posé le diagnostic de dépression post-partum, un moment vécu comme un soulagement : « Ce n'est pas moi. Il y a quelque chose. »

Une association pour aider à briser l'isolement

En Suisse, l'association Periparto est active pour faire de la prévention. Aurélia Barras, psychologue en périnatalité et membre de l'association Periparto Suisse, rappelle que les signes à surveiller incluent grande fatigue, tristesse, irritabilité, anxiété, mais aussi culpabilité, sentiment de ne pas être à la hauteur et pensées intrusives. L'association propose une ligne téléphonique d'écoute tenue par des personnes elles-mêmes concernées, des groupes de parole et un réseau de professionnels spécialisés. Hommes et femmes peuvent y recourir, via le site periparto.ch. Car si 15% des femmes sont concernées, 10% des hommes le sont aussi.

Article généré par l'IA, basé sur notre contenu vidéo et validé par la rédaction.