Octobre Rose, un mois pour sensibiliser au cancer du sein
Chaque année, le mois d'octobre est l'occasion de braquer les projecteurs sur le cancer du sein, une maladie qui touche une femme sur huit au cours de sa vie. Assya Gendre, elle-même touchée par la maladie et fondatrice de l'association La Cassya, plaide pour davantage de prévention et une prise en charge globale des malades.
Octobre Rose, c'est avant tout « une piqûre de rappel » selon Assya Gendre. Au-delà du dépistage, ce mois permet aussi de mettre en lumière des sujets souvent passés sous silence : l'après-cancer, la fatigue chronique qui persiste dans le temps et empêche certaines femmes de reprendre le travail, ou encore la libido. Cette maladie concerne des patientes de plus en plus jeunes. « Elles ne sont pas seules », insiste-t-elle.
Un dépistage trop tardif ?
Dans le canton de Vaud, le dépistage commence à cinquante ans. Pour Assya Gendre, il serait pourtant essentiel de le rendre accessible plus tôt, et surtout de le rembourser. « Plus le cancer est dépisté tôt, moins le traitement sera long », rappelle-t-elle. Si certaines assurances commencent à évoluer dans ce sens, la pratique reste loin d'être généralisée.
La Cassya, une aide sur mesure
Fondée en 2021, l'association La Cassya a pour mission de financer les prestations que ni la LAMal ni les assurances complémentaires ne couvrent. Elle intervient sur trois axes : la médecine intégrative, le sport et le loisir, ainsi que le bien-être. Elle accompagne femmes, hommes et enfants, tous types de cancers confondus.
Pour atteindre ces objectifs, différentes actions sont mises en place comme par exemple ce dimanche avec La Cassya Run à Yverdon. Cet événement permettra de récolter des fonds et des témoignages. Un moment symbolique pour sa fondatrice, qui a elle-même dû se battre pour reprendre la course à pied après sa maladie.