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Procès

Il aurait aidé son amie à mourir avec sa fille

Il aurait aidé son amie à mourir avec sa fille

Un prévenu a comparu devant le tribunal correctionnel de Lausanne pour complicité de meurtre et abus sexuels. L'homme de 60 ans est accusé d'avoir aidé son amie atteinte d'un cancer incurable à emporter sa fille dans la mort. Il est par ailleurs mis en cause pour des abus sexuels sur sa propre fille lorsqu'elle était enfant. La défense a plaidé l'acquittement. Le Ministère public recquiert 5 ans de détention. Le jugement sera rendu vendredi.

L'affaire remonte à environ six ans, au Mont-sur-Lausanne. L'homme de 60 ans qui a comparu cette semaine devant le Tribunal correctionnel de Lausanne aurait aidé sa meilleure amie, confidente depuis trente ans, à mettre fin à ses jours en construisant avec elle un système artisanal asphyxiant, fabriqué à partir d'une bonbonne de gaz et d'un tuyau achetés dans une station-service et dans un magasin Landi. Les deux cent soixante-sept comprimés avalés par son amie et le dispositif n'ayant pas suffi, il admet également lui avoir apporté une arme. C'est le compagnon de la mère qui a découvert les deux femmes mortes à leur domicile.

Le prévenu nie la complicité de meurtre

Ce n'est pas le fait d'avoir aidé son amie à mourir qui est reproché au prévenu, mais le fait d'avoir inclus la fille de celle-ci, jeune adulte en situation de handicap dans ce projet. Selon l'acte d'accusation, la mère ne faisait confiance ni à l'institution où sa fille était placée, ni au père biologique pour prendre soin d'elle lorsqu'elle serait décédée.

Mais le sexagénaire savait-il que son amie voulait aussi mettre fin aux jours de sa fille ? Le prévenu nie son implication : « j'avais accepté le fait qu'il y avait cette éventualité, mais je m'y suis toujours opposé ». Pour le procureur, en revanche, les deux amis auraient parlé plusieurs fois de leur plan et c'est justement pour pouvoir emmener sa fille avec elle que la mère aurait renoncé à passer par Exit.

Des soupçons d'abus sur sa fille

L'homme de 60 ans est aussi mis en cause pour des abus sexuels sur sa propre fille lorsqu'elle était enfant, des faits qu'il nie également. La défense a plaidé l'acquittement. Le Ministère public requiert 5 ans de détention. Le jugement sera rendu vendredi.

Article généré par l'IA, basé sur notre contenu vidéo et validé par la rédaction.