Santé mentale: une permanence mobile pour soulager les équipes soignantes
Des renforts selon les besoins
Depuis près de deux ans, le Réseau fribourgeois de santé mentale (RFSM) dispose d’une permanence infirmière mobile (PIM). Ce service, mis en place à la suite de l’initiative des soins infirmiers forts, compense les absences à court terme et intervient dans les unités confrontées à une forte charge de travail. Le réseau se partage cinq équivalents plein temps.
Une continuité des soins
Ancienne infirmière d’une unité fixe, Houda Al Saaba a rejoint la PIM il y a six mois. Elle est désormais affectée chaque jour à différentes équipes. Malgré cette mobilité, les patients reconnaissent les soignants, ce qui contribue selon elle à maintenir le lien thérapeutique, la continuité et la qualité des soins. Chaque matin, les infirmiers-chefs évaluent la situation des unités avant d’attribuer les renforts aux services les plus sous pression.
Des ressources à répartir
Un vendredi, l’unité d’addictologie affichait un taux d’occupation de 109 %, soit deux patients de plus que ce que l’effectif pouvait normalement absorber. En 2025, son taux annuel dépassait 104 %, avec parfois plus de cinq mouvements de patients par jour. Malgré cette charge, elle a renoncé à un renfort pour le week-end, son équipe étant complète alors que d’autres unités connaissaient des absences.
Un dispositif appelé à s’étendre
En une année, l’absentéisme des employés du RFSM a baissé. Selon l’hôpital, la PIM y contribue en réduisant ponctuellement la pression et le stress des équipes. Déjà présente au RFSM et à l’Hôpital fribourgeois, une permanence similaire doit être introduite à l’Hôpital intercantonal de la Broye dès cet été.