Un Romand ou un alémanique pour succéder à Guy Parmelin?
Guy Parmelin a annoncé son retrait du Conseil fédéral pour le 31 décembre prochain, et la question de sa succession agite déjà les milieux politiques, avec un débat central: le siège doit-il rester romand?
Quelques jours après l'annonce, plusieurs noms circulent déjà pour reprendre le siège laissé vacant par le conseiller fédéral vaudois. La Genevoise Céline Amaudruz, le Fribourgeois Nicolas Kolly et le Vaudois Yvan Pahud sont pressentis comme candidats potentiels. Un autre Vaudois, Sylvain Freymond, a quant à lui déjà annoncé qu'il ne se présenterait pas. Les intéressés ont jusqu'au 23 octobre pour déposer officiellement leur candidature.
Un équilibre linguistique à préserver
Pour Jean-Pierre Grin, ancien conseiller national et seul représentant romand au sein de la commission de sélection, la question ne se pose pas en termes cantonaux mais linguistiques: "Vaudois, je dirais pas vaudois, mais Romand. Il faut que ce siège soit romand." Il rappelle qu'un élu UDC alémanique, Albert Rösti, siège déjà au Conseil fédéral, et que les Romands attendent donc un remplaçant issu de leur région.
Un rôle limité mais une ambition claire
Si le rôle de Jean-Pierre Grin au sein de la commission se limite à vérifier l'éligibilité des candidats sans constituer le ticket, il entend néanmoins peser de tout son poids: "Moi, je ferai tout mon possible pour qu'il y ait au moins un Romand sur le ticket." C'est ensuite le groupe UDC, puis le Parlement, qui trancheront sur le meilleur candidat pour occuper cette place.
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