Aéroport de Sion : le référendum atteint 3 000 signatures
Aéroport de Sion: 3000 signatures obtenus
Le référendum cantonal lancé contre la mise en oeuvre de la Loi sur la société de gestion et d'exploitation de l'aéroport de Sion a obtenu les 3000 signatures requises. Afin d'éviter toute mauvaise surprise au moment de leurs validations la récolte se poursuit.
Début avril, les Vert-e-s lançaient un référendum contre la cantonalisation de l'aéroport, avec le soutien du WWF Valais, de l’ATE Valais, du POP, du PS du Haut-Valais et des Jeunes Vert-e-s valaisans. Objectif: permettre à la population de s'exprimer sur la question.
"Nous avons atteint les 3000 signatures la semaine dernière", a dévoilé mercredi à Keystone-ATS Philippe Cina, le coprésident des Vert-e-s Valais. "Habituellement, dans une récolte, il faut compter 5% de paraphes non valables, on va viser à en obtenir 3500 pour éviter toute mauvaise surprise." L'ensemble des signatures seront remises à la Chancellerie cantonale pour validation, le 1er juillet prochain.
Une démarche plutôt aisée
"Il n'a pas souvent été besoin de longuement discuter pour convaincre les gens de signer, ceux-ci avaient déjà leur idée sur la question. Rien à voir avec l'initiative populaire visant à introduire l'imposition individuelle en Suisse (ndlr: où il a fallu argumenter)", précise Philippe Cina. "Assurément, cette récolte de signatures n'a pas été la plus compliquée que nous avons vécue."
Par leur démarche, "les référendaires souhaitent que la population puisse s’exprimer sur cette question», avait souligné, lors d'une conférence le 16 avril dernier, le conseiller national écologiste Christophe Clivaz. "Notre démarche ne vise pas à fermer l’aéroport, mais à stopper son extension coûteuse."
Directeur licencié?
Le 12 mars dernier, la majorité de droite du Grand Conseil (par 103 voix contre 24 et 2 abstentions) avait validé, en une seule lecture, une loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion "visant à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre l’utilité publique, la viabilité économique et la durabilité environnementale", selon le Conseil d’Etat. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprendra l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.
Toujours concernant l'aéroport de Sion, son directeur Christophe Chollet, aurait été remercié pour la fin de l’été par la Ville de Sion, selon une information du Nouvelliste. Contactée par Keystone-ATS, la Ville ne confirme, ni ne commente l'information.