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Economie

Allemagne : le DIW relève fortement sa prévision de croissance 2026

Allemagne : le DIW relève fortement sa prévision de croissance 2026

Allemagne: prévision de croissance relevée

L'institut économique allemand DIW a fortement rehaussé mercredi sa prévision de croissance pour l'Allemagne en 2026, grâce au récent dynamisme des exportations et au choc jusqu'ici modéré de la guerre au Moyen-Orient.

Le DIW estime que le produit intérieur brut (PIB) va croître de 1,2% cette année, et non de 0,5% comme estimé au printemps, a indiqué l'institut dans un communiqué. "L'économie allemande se redresse cette année un peu mieux que prévu, mais reste encore sur des bases fragiles", a jugé Geraldine Dany-Knedlik, experte conjoncture du DIW.

En 2027, le PIB allemand devrait augmenter de 1,0%, prévoit l'institut, soit 0,2 point de pourcentage de plus que sa précédente estimation. Cette embellie donne déjà le ton pour les prévisions fin septembre d'autres instituts majeurs du pays, puis de celles du gouvernement en octobre.

Berlin tablait en début d'année sur une croissance de 1% en 2026, avant de raboter de moitié cette projection à la suite du choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz. Mais la hausse des prix du pétrole est restée "étonnamment modérée" et les exportations allemandes, à la peine depuis un moment, "ont été soutenues par des facteurs exceptionnels", a relevé Geraldine Dany-Knedlik.

Stagnation attendue au 3e trimestre

A commencer par la vente de produits pétroliers et de produits chimiques intermédiaires, dopée par "des effets d'anticipation liés à l'incertitude sur les marchés de l'énergie", selon l'institut berlinois. Le secteur du traitement de données et des équipements électroniques a aussi bénéficié de l'essor mondial de l'intelligence artificielle et des centres de données.

Néanmoins, "ni l'un ni l'autre [de ces facteurs] ne devrait soutenir durablement l'activité", a prévenu l'experte. Le PIB devrait stagner au troisième trimestre, pénalisé par les prix élevés de l'énergie et la baisse des cours d'eau liée à une sécheresse historique, qui affecte le transport fluvial de marchandises industrielles.

En parallèle, les économistes n'aperçoivent toujours pas de reprise de la consommation privée, molle depuis le début d'année. Le marché du travail reste aussi morose et les investissements privés ne décollent pas. Environ 70% de la croissance économique de cette année provient de la consommation publique et des investissements publics, toujours portés par le stimulus budgétaire dans la défense et les infrastructures.

En outre, une escalade au Moyen-Orient ou de nouveaux conflits commerciaux "pourraient freiner la reprise", a averti le DIW.

ATS