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Défense

Frappes russes sur Kiev : au moins 12 morts et des dizaines de blessés

Frappes russes sur Kiev : au moins 12 morts et des dizaines de blessés

Nouvelle attaque russe meurtrière sur Kiev

Au moins 12 personnes ont été tuées mardi à Kiev et dans sa région lors de nouvelles frappes nocturnes massives russes. Le président Volodymyr Zelensky a appelé ses partenaires à lui fournir davantage de capacités de défense antibalistique.

Dans la nuit, des journalistes de l'AFP avaient entendu une dizaine de fortes explosions et vu des éclairs dans le ciel de la capitale, après une alerte aux missiles balistiques émise par l'armée.

"Au total, 12 personnes ont été tuées, dont un ressortissant indien, et des dizaines d'autres ont été blessées lors de cette attaque", a indiqué M. Zelensky. Selon lui, "un nombre important de drones à réaction et de missiles balistiques ont été utilisés lors de l'attaque".

"Je suis reconnaissant envers toutes celles et tous ceux qui aident l'Ukraine à obtenir des capacités antibalistiques", a poursuivi le dirigeant ukrainien, jugeant "très important que ces livraisons augmentent cet automne".

A Boryspil, à 30 km de Kiev, quatre personnes ont été tuées et treize autres blessées après qu'un "immeuble résidentiel de cinq étages a été touché", selon Volodymyr Zelensky.

Dans la capitale, "huit personnes ont été tuées et cinq blessées, dont deux enfants", a déclaré sur les réseaux sociaux le maire de Kiev, Vitali Klitschko. Selon le bureau du procureur de Kiev, sept employés des chemins de fer ont été tués.

L'armée de l'air ukrainienne, qui ne communique plus le nombre exact de missiles russes tirés lors des attaques, a affirmé avoir neutralisé cinq missiles balistiques, cinq missiles de croisière et deux missiles-drones hybrides de type Banderol.

Elle a également indiqué que la Russie avait lancé 218 drones de différents types, dont certains à réaction, précisant en avoir intercepté 187.

Armes "de haute précision"

De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir mené dans la nuit "une frappe massive avec des armes de haute précision à longue portée et des véhicules aériens de combat sans pilote".

Moscou a revendiqué avoir bombardé des entreprises du "complexe militaro-industriel" et du secteur de l'énergie à Kiev et dans sa région, "impliquées dans la production de systèmes de missiles, de systèmes sans pilote et de leurs composants, ainsi que dans l'approvisionnement en carburant des forces armées de l'Ukraine".

Les forces russes ont aussi frappé, selon le ministère de la Défense, un dépôt de locomotives dans un quartier de la capitale. Le ministère a également annoncé avoir attaqué des infrastructures dans les ports ukrainiens d'Odessa et Tchornomorsk (sud).

- Un port russe attaqué -

L'Ukraine souffre d'une pénurie d'intercepteurs, notamment de missiles américains Patriot, qui se sont raréfiés depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient, pour se défendre contre les missiles à trajectoire balistique russes de plus en plus nombreux.

Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie avait frappé un dépôt de munitions à Myla, en banlieue de Kiev, où étaient stockés notamment des drones et explosifs, dans une zone résidentielle habitée. Volodymyr Zelensky a fait état de 38 morts, 20 blessés et quatre disparus.

En Russie, un incendie s'est déclaré dans l'important port d'Oust-Louga, sur le golfe de Finlande, visé par une attaque de drones, a annoncé mardi le gouverneur de la région de Léningrad, Alexandre Drozdenko.

"Des dégâts ont été constatés dans la zone du port d'Oust-Louga à la suite de l'attaque de drones, et un incendie est en cours", a écrit M. Drozdenko sur Telegram. Il a ensuite indiqué que 52 drones ukrainiens avaient été abattus dans la région, et qu'aucune victime n'était signalée.

Ce port, une infrastructure majeure pour les exportations russes d'engrais, de pétrole et de charbon, a été la cible d'attaques répétées de drones ukrainiens ces derniers mois.

Poutine à Bichkek

Ces attaques interviennent alors que les présidents russe Vladimir Poutine et iranien Massoud Pezeshkian doivent s'entretenir mardi en marge d'un sommet au Kirghizstan de l'organisation de coopération de Shanghai (OCS). Au total, 17 chefs d'Etat et de gouvernements sont à Bichkek pour le sommet de ce bloc régional censé faire contrepoids à l'influence occidentale.

Vladimir Poutine doit aussi y rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter de la guerre en Ukraine après quatre ans et demi de combats.

L'OCS a pris un nouvel élan ces dernières années sous l'impulsion de Pékin et Moscou et entend contrebalancer l'influence occidentale, même si plusieurs États membres traversent des crises majeures.

Lundi, Vladimir Poutine et le dirigeant chinois Xi Jinping ont loué en marge du sommet la relation entre Moscou et Pékin. Les deux pays ont renforcé leurs liens depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022.

ATS