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Criminalité, droit et justice

Caméra cachée au Grand Théâtre de Genève : un suspect entendu

Caméra cachée au Grand Théâtre de Genève : un suspect entendu

Grand Théâtre de Genève

Un homme suspecté d'avoir placé une caméra cachée dans un vestiaire du Grand Théâtre de Genève (GTG) en 2025 a été entendu par les enquêteurs. Il pourrait également être derrière une affaire similaire en 2014 auprès de cette institution.

"La personne mise en cause bénéficie de la présomption d'innocence", a affirmé jeudi à Keystone-ATS une porte-parole du Grand Théâtre, confirmant une information de Léman Bleu. Sans s'épancher davantage sur la procédure, l'institution dit collaborer "activement avec le Ministère public et continuera de le faire jusqu'à ce que toute la lumière soit faite".

Une perquisition a été menée au domicile de cet homme, qui serait, selon Léman Bleu, un employé de la Ville de Genève rattaché au service technique. Des images ont été saisies. De son côté, le Ministère public ne fait "aucun commentaire" sur "une procédure en cours". Contacté également, l'avocat du suspect, Me Guglielmo Palumbo, n'est pas plus disert.

Le Grand Théâtre a décidé de plusieurs changements au retour du Bâtiment des Forces motrices (BFM) où les spectacles sont actuellement délocalisés. "Nous examinons concrètement la possibilité d'attribuer un autre vestiaire aux membres du personnel concernés par cette affaire", explique la porte-parole. Dès cette saison, une coordinatrice d'intimité accompagnera les productions "qui le nécessiteraient".

Badges, contrôles et formation

Après la révélation de cette caméra, un dispositif avait été mis en place pour informer et protéger le personnel. Les vestiaires actuels ont été sécurisés avec des badges nominatifs et des contrôles réguliers. Une formation obligatoire sur les questions de protection de la personnalité a été suivie par l'ensemble des collaborateurs de la Fondation du GTG. Et un dialogue régulier est mené avec les syndicats et le personnel, ajoute la porte-parole.

Depuis l'identification du suspect, l'institution a également lancé un appel à témoins pour clarifier les circonstances d'une autre caméra cachée en 2014. Selon Léman Bleu, l'individu interpellé serait également suspecté d'être responsable de ces faits.

Cette affaire n'avait pas été révélée à l'époque à la demande des enquêteurs, provoquant la colère du personnel et des syndicats. Les personnes qui pourraient avoir été concernées "seront écoutées" et "chaque situation sera examinée", ajoute la porte-parole.

ATS