Canicule : le Grand Conseil vaudois refuse la gratuité des piscines publiques
Grand Conseil vaudois
L'entrée aux piscines publiques vaudoises ne doit pas devenir gratuite en période de canicule. Une motion de la gauche radicale a été rejetée mardi par le Grand Conseil.
Portée par Mathilde Marendaz (Ensemble à Gauche - POP), l'idée consistait à obliger les communes à décréter la gratuité des piscines lors du déclenchement officiel du plan canicule. Mais aussi à prévoir une participation cantonale pour compenser les pertes de recettes des communes.
Pour la députée, si le prix des piscines reste raisonnable pour une partie de la population, il constitue "un frein" pour les familles aux revenus modestes. Selon elle, cette "gratuité temporaire" doit être considérée comme "un investissement de santé publique". Et d'ajouter que les "quelques dizaines de milliers de francs" que l'Etat devrait subventionner aux communes seront "certainement inférieurs aux coûts générés par une aggravation des conséquences sanitaires de la canicule".
Si la proposition a reçu l'appui des députés de gauche, la majorité de droite n'en a pas voulu. Romain Belotti (UDC) et Pierre-André Romanens (PLR) ont notamment relevé que le canton avait suffisamment d'accès aux lacs et aux cours d'eau pour permettre à la population de se rafraîchir. Selon eux, cette proposition "n'est pas une bonne réponse" aux périodes de canicule.
Ils ont aussi souligné que "rien n'est gratuit" et que la mesure devrait être financée par les communes et le canton. Et donc qu'au final, "ce sont les citoyens qui passeront à la caisse." La hausse de l'affluence, en cas de gratuité, engendrera aussi des coûts supplémentaires, par exemple en matière de personnel, ont-ils prévenu. Ils ont encore estimé que "l'autonomie communale" devait être respectée, en laissant le choix aux localités d'offrir éventuellement la gratuité de leur piscine.
Au vote, la motion a été classée par une majorité de 79 députés, contre 48 voix favorables et une abstention.