Centre hospitalier Bienne : déménagement à Brügg prévu en 2032
Hôpitaux - BE
Le déménagement du Centre hospitalier Bienne du site de Beaumont à Brügg (BE) est prévu pour 2032. Par rapport à la vente du terrain de Beaumont, le directeur aimerait une "solution équilibrée" en lien avec les revendications de construire des logements d'utilité publique.
"La phase d’avant-projet du déménagement est pratiquement terminée. Nous savons ce que nous voulons construire et disposons d’une estimation actualisée des coûts. Les appels d’offres et les autorisations prendront encore du temps", a déclaré Philippe Plodeck, nouveau directeur du Centre hospitalier Bienne, dans une interview parue mardi dans le Journal de Bienne et du Grand Chasseral.
Le nouvel établissement devrait compter environ 230 lits, soit autant qu’aujourd’hui. Pourtant, d’ici à 2040, "nous prévoyons une hausse d’environ 30% du nombre de patients", en raison de l'augmentation des patients âgés, a ajouté le directeur.
Interrogé sur la possible hausse du nombre de lits, Philippe Plodeck a expliqué que "les progrès médicaux réduisent la durée des séjours et les soins ambulatoires continueront à se développer. Nous pensons que ces évolutions s’équilibreront. Surtout, le facteur déterminant sera le personnel disponible. La question n’est pas de savoir combien de lits nous pouvons avoir, mais combien nous pourrons réellement exploiter".
"Pas faire de cadeaux"
Par rapport à la vente du site de Beaumont, qui doit rapporter 55 millions de francs, le directeur a précisé qu'il faut trouver une solution équilibrée en lien avec les revendications de construire des logements d'utilité publique. "Le Centre hospitalier Bienne ne peut pas accepter des exigences qui feraient disparaître la valeur du terrain".
Selon lui, "en tant qu’hôpital public central, nous devons garantir durablement les soins de santé de la population. Nous ne pouvons pas faire de cadeaux". Pour Philippe Plodeck, le pire scénario serait que l'hôpital ne puisse pas déménager et "qu'il doive rester plusieurs années supplémentaires à Beaumont. Si des exigences excessives rendaient le terrain invendable, nous nous retrouverions dans une impasse", a-t-il ajouté.