Cinq candidats en lice pour diriger l’OMS dès août 2027
Au moins 5 candidats pour diriger l'OMS
Cinq prétendants au moins veulent devenir directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Celui ou celle qui sera choisi prendra la tête dès août 2027 d'une institution qui a été chahutée ces dernières années.
Les candidats avaient jusqu'à jeudi pour se manifester, mais l'OMS publiera une liste en novembre, certains pouvant choisir de ne pas rendre publique leur volonté. Plusieurs parmi ceux qui se sont annoncés connaissent bien la maison.
Pour les Européens, une lutte fratricide s'engage, en l'absence d'un soutien des Vingt-Sept. Le Belge Hans Kluge dirige l'antenne européenne de l'OMS depuis six ans et connaît bien les dizaines de membres qui la constituent.
Face à lui, poussé par une coalition de plus de 100 organisations de la société civile, le gouvernement espagnol a présenté jeudi la candidature de Maria Neira. Cette ancienne directrice de l'environnement, du changement climatique et de la santé à l'OMS, proche de la famille royale, a oeuvré pendant de nombreuses années dans l'institution.
Parmi les autres prétendants, la Saoudienne Hanan Balkhy pilote elle la région Méditerannée orientale de l'organisation. Elle a notamment dû faire face aux conséquences sanitaires de la guerre dans la bande de Gaza.
Indonésien donné favori
Les deux autres candidats ont plutôt oeuvré à la tête de la santé publique de leurs pays. Hanan al-Kuwari a été ministre qatarienne de la santé jusqu'à fin 2024 et Budi Gunadi Sadikin, donné favori par des observateurs, l'est toujours en Indonésie.
Plusieurs candidats ont été en première ligne pendant la pandémie. Après l'accord historique arraché l'année dernière à l'OMS sur cette question, les Etats membres n'arrivent pas pour le moment à trouver un consensus pour un système de partage des agents pathogènes (PABS) pour éviter les tergiversations liées au coronavirus.
Plus largement, le directeur général actuel Tedros Adhanom Ghebreyesus ne cesse de répéter que l'organisation est "solide" malgré le départ des Etats-Unis qui étaient les premiers contributeurs. Au total, il a fallu couper des milliers de postes et licencier quelque 1200 personnes.
La Chine, ciblée par le président américain Donald Trump qui l'accuse de mentir sur les raisons de la pandémie, est de son côté devenue le principal bailleur de l'OMS. Le prochain dirigeant de l'institution devra faire avec cette nouvelle situation. Pékin vient d'être nommée au Conseil exécutif, ce qui devrait renforcer son poids dans l'élection.
Cet organe devra choisir trois finalistes en janvier prochain, après une première discussion publique. Le directeur général ou la directrice générale sera ensuite élu lors de l'Assemblée mondiale de la santé en mai après une seconde rencontre publique. Avant d'entrer en fonctions en août pour succéder à M. Tedros.