Botulisme alimentaire en Valais : deux cas détectés et un rappel produit
Deux cas de botulisme détectés en Valais
C'est une première depuis plus de trente ans. Deux cas de botulisme alimentaire ont été détectés en Valais. Deux personnes ont été intoxiquées et sont actuellement hospitalisées. Elles ont reçu un traitement antitoxine. Il n'y a pas de risque de contagion.
Un rappel de produit a été diffusé par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) sur l’application RecallSwiss en raison d’une suspicion concernant une terrine de jarret de porc, vendue sur les marchés de Sierre et de Martigny, ainsi que dans certaines boucheries.
"Les lots ont été retirés du marché. Les personnes ayant acheté un produit de ce type sont appelées à ne pas le consommer et à ne pas l’ouvrir. Le produit doit être jeté.", a communiqué, mercredi, l'Etat du Valais, confirmant une information préalable de Rhône FM.
Se rendre aux urgences
Les premiers symptômes apparaissent généralement dans les heures ou les jours suivant l’ingestion. Ils peuvent notamment comprendre une sécheresse de la bouche, des troubles de la vision tels qu’une vision floue ou double, des difficultés à parler ou à avaler ainsi qu’une faiblesse ou une paralysie musculaire. Des nausées, vomissements ou diarrhées peuvent également survenir. Dans les formes sévères, la paralysie peut atteindre les muscles respiratoires et nécessiter une prise en charge médicale intensive.
Les personnes ayant consommé ce produit et qui présenteraient des symptômes compatibles avec le botulisme doivent se rendre sans délai aux urgences et signaler au personnel médical la consommation du produit concerné ainsi que la suspicion de botulisme.
Situation suivie attentivement
"Afin de favoriser une identification et une prise en charge rapide d’éventuels nouveaux cas, les professionnels de santé valaisans susceptibles d’être confrontés aux premiers symptômes ont été informés de la situation", précise l'Etat du Valais.
Les médecins urgentistes, généralistes, pédiatres, ORL, ophtalmologues, neurologues et pneumologues ont notamment été sensibilisés aux signes cliniques pouvant évoquer un botulisme. Les autorités sanitaires suivent attentivement la situation.
En Valais, le dernier cas de botulisme alimentaire remonte à 1994. A cette époque, un jambon industriel vendu dans le Valais central avait touché 12 personnes, rappelle Rhône FM.