Tribunal annule le licenciement de deux policiers à Lausanne
Groupes Whatsapp
Le licenciement de deux policiers lausannois - impliqués dans les groupes Whatsapp où des messages racistes, sexistes, antisémites ou discriminatoires ont circulé - a été annulé par la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois. La Municipalité de Lausanne a pris connaissance de la décision vendredi.
Contacté, Pierre-Antoine Hildbrand confirme auprès de Keystone-ATS l'information mise en avant par 24 Heures mardi après-midi. La Municipalité aurait trop tardé à communiquer ces licenciements.
Le conseiller municipal en charge de la sécurité indique également "qu'au vu de l'argumentation" de la justice, il "proposera à la Municipalité de faire recours au Tribunal fédéral". Une telle décision doit donc encore être prise.
La Municipalité de Lausanne avait révélé en août dernier l'existence de deux groupes WhatsApp fermés depuis 2023, comptant respectivement six et 48 membres ayant tous appartenu à un moment donné à la police lausannoise. Ils y faisaient circuler des messages racistes, sexistes, antisémites ou discriminatoires.
Suite aux événements, plusieurs mesures avaient été prises, et une vaste réforme de la Police municipale avait été annoncée. Cette dernière doit être mise en oeuvre par André Duvillard, ancien délégué du réseau national de sécurité et ancien commandant de la police neuchâteloise.