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Tour de France Femmes : Marion Rousse conquise par le Grand Départ suisse

Tour de France Femmes : Marion Rousse conquise par le Grand Départ suisse

TdF Femmes: Une patronne aux anges

Marion Rousse s'est réjouie d'avoir pu compter sur "l'excellence suisse" pour le Grand Départ du Tour de France Femmes 2026.

La directrice de la Grande Boucle voit grand pour oeuvrer au développement du cyclisme féminin.

Le cadre du "Grand Départ suisse", entre le vignoble du Lavaux, le lac Léman et les Alpes, a offert un écrin extraordinaire aux coureuses de la 5e édition du Tour de France Femmes. Marion Rousse, la directrice de cet événement qui grandit d'année en année, n'a pu que s'en réjouir. Mais les paysages ne sont pas le seul point de satisfaction de l'ancienne coureuse professionnelle française.

"Ce que j'ai particulièrement apprécié en Suisse, c'est que je me suis sentie comme à la maison. Parce que l'excellence suisse a vraiment imprégné ce départ. Mais il y a aussi ce côté hyper convivial: j'ai été reçue, avec toutes les équipes, comme si on était le Tour masculin", a-t-elle confié aux médias vendredi.

Ce départ helvétique était planifié depuis bien longtemps, ce qui a contribué à renforcer la confiance de Marion Rousse en ce projet. "En 2022, lors de la 8e étape du Tour masculin qui était arrivée à Lausanne, la Suisse nous avait déjà demandé s'il était possible d'envisager ce Grand Départ pour le Tour de France Femmes, alors que la première édition n'avait même pas encore eu lieu. Cela a vraiment montré une volonté de participer au développement du cyclisme féminin."

"Pas de montagne trop difficile pour le cyclisme féminin"

A l'image de sa plus grande scène internationale, le cyclisme féminin est en pleine croissance. Jusqu'à, désormais, atteindre un niveau dans le peloton qui permet aux organisateurs de voir grand pour tracer le parcours de l'épreuve.

"C'est le parcours qui compte le plus de kilomètres", relève la championne de France sur route 2012. "C'est intéressant parce que chez les hommes, on fait un peu l'inverse en voulant faire des étapes plus courtes. Mais je ne pense pas que c'est une volonté de durcir la course, parce que pour moi, ce n'est pas en rajoutant des kilomètres qu'on le fait."

Ce tracé est également celui qui compte le plus de dénivelé positif parmi les cinq éditions, dont la redoutable ascension du Mont Ventoux. "Je ne pense pas qu'il y ait de montagne trop difficile pour le cyclisme féminin désormais. Le niveau est de plus en plus homogène. Il n'y a aucune difficulté qu'on n'emprunte pas parce qu'on se dit que ça va être trop dur ou que ça va faire trop d'écarts."

"Il y aura du suspense"

La lutte pour le maillot jaune s'annonce passionnante sur le papier. Si la tenante du titre Pauline Ferrand-Prévot a connu un début de saison sans aucune victoire, elle a "su faire les mêmes sacrifices que l'année dernière", témoigne celle qui est également consultante sur France Télévisions, en référence à une préparation intense et une perte de poids importante de "PFP" en vue des étapes de montagne, qui avait déjà beaucoup fait parler l'an dernier.

"Il y aura du suspense car derrière, ça pousse", assure Marion Rousse. "Demi Vollering (deuxième en 2022, 2024 et 2025, victorieuse en 2023) est soutenue par la meilleure équipe du monde", à savoir FDJ United-Suez.

La Bernoise Marlen Reusser jouera quant à elle sa meilleure carte lors du contre-la-montre de mardi. "Elle pourrait gagner pas mal de temps à Dijon", souligne Rousse.

Chaque étape pourrait en tout cas s'avérer cruciale pour le classement général. Les favorites n'auront pas le droit à l'erreur: "Toutes les étapes doivent presque se courir comme une classique", conclut la Française de 34 ans.

ATS