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Politique

Enquête contre E. Jean Carroll, accusatrice de Trump, pour mensonge

Enquête contre E. Jean Carroll, accusatrice de Trump, pour mensonge

Trump s'en prend à nouveau à E. Jean Carroll

Une enquête pénale visant E. Jean Carroll, ancienne chroniqueuse du magazine Elle, qui a accusé le président américain Donald Trump d'agression sexuelle, a été ouverte par les procureurs du ministère américain de la justice, ont rapporté mercredi plusieurs médias.

Cette nouvelle offensive de Donald Trump contre l'une de ses accusatrices vise à déterminer si l'auteure de 82 ans a menti sous serment lors de dépositions liées aux deux procédures civiles qu'elle a intentées et gagnées contre le président, rapportent CNN et le New York Times, citant des sources proches du dossier.

La première porte sur des faits allégués de viol en 1996 dans une cabine d'essayage d'un grand magasin new-yorkais, pour lesquels le président avait été jugé responsable au civil.

La seconde concerne une action en diffamation engagée après que Donald Trump a nié l'agression sexuelle en 2019 et remportée par E. Jean Carroll. Les jurés avaient imposé au milliardaire le montant astronomique de 83,3 millions de dollars, dont 65 millions de dollars de dommages et intérêts, à verser à Mme Carroll.

Multiplication des procès

Selon CNN, les procureurs s'appuient sur une déclaration faite sous serment en 2022 par E. Jean Carroll, dans laquelle elle affirmait n'avoir reçu aucun financement extérieur pour ses procédures judiciaires. Il est apparu par la suite que le milliardaire Reid Hoffman avait pris en charge une partie des frais juridiques et des dépenses, toujours selon la chaîne de télévision.

Elizabeth Jean Carroll, 81 ans, fut journaliste et chroniqueuse pour l'édition américaine du magazine Elle. Elle a accusé en 2019 Donald Trump de l'avoir violée en 1996 dans une cabine d'essayage d'un grand magasin new-yorkais.

Cette nouvelle enquête constitue un exemple de plus des attaques judiciaires menées par le Département fédéral de la justice de Donald Trump, qui souhaite utiliser les tribunaux pour cibler ses ennemis personnels.

La ministre de la justice Pam Bondi avait été limogée au début avril, après notamment une série d'échecs à faire aboutir des poursuites pénales téléguidées par Donald Trump contre certains de ses adversaires et visant notamment James Comey, l'ex-directeur du FBI (la police fédérale) et la procureure générale de l'Etat de New York, Letitia James.

Le président républicain a nommé pour assurer l'intérim à ce poste stratégique Todd Blanche, son ancien avocat personnel qui était le numéro deux du ministère. Depuis lors, le ministère a accéléré cette campagne de représailles.

M. Blanche, qui défendait Donald Trump dans le dossier E. Jean Carroll et d'autres, s'est récusé pour cette affaire, rapportent le New York Times et CNN.

ATS