Macron refuse la démission de son ministre de l'Intérieur après les violences
Macron refuse la démission de Laurent Nuñez
Le président français Emmanuel Macron, sous pression après les violences du week-end, a reconnu lundi des "défaillances d'anticipation et de renseignements". Il a cependant refusé la démission de son ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, a indiqué l'Elysée.
Plusieurs représentants de l'opposition, notamment au sein de l'extrême droite, avaient réclamé dimanche la démission de Laurent Nuñez, en poste depuis tout juste un an.
"Le ministre de l'Intérieur a remis ce dimanche sa démission au Président de la République. Compte-tenu de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre dans le contexte actuel, le Président de la République l'a refusée", a indiqué l'Élysée.
"Il a chargé le ministre de l'Intérieur de prendre toutes les dispositions pour faire la transparence sur les défaillances d'anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences", a ajouté la même source.
Un déplacement du ministre de l'Intérieur est prévu lundi à Marseille, ville frappée de plein fouet par les violences, où les autorités ont recensé jusqu'à 30'000 pilleurs samedi.
Le chef de l'État s'est adressé aux Français dans une allocution solennelle dimanche soir, n'annonçant aucune mesure concrète mais disant ressentir "de la colère, de la honte". "Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre", a affirmé Emmanuel Macron.
Face au choc, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit tenir lundi matin une cellule interministérielle de crise qui portera sur trois volets, "économie-commerce", "assurance" et "suivi judiciaire", selon ses services.