Fribourg lance un programme d'assainissement : 38 bâtiments prioritaires
Rénovation - FR
Le canton de Fribourg lance un programme à long terme d'assainissement progressif de ses bâtiments. Le Conseil d'Etat sollicite un premier crédit-cadre de 150 millions de francs pour la période 2026–2031.
"Le Conseil d’Etat entend rattraper le retard important accumulé dans l’entretien des bâtiments de l’Etat au cours des dernières décennies", a-t-il indiqué lundi. Ce programme vise "à garantir la sécurité des usagers, à réduire fortement la consommation d’énergie et à préserver la valeur du patrimoine de l’Etat", a-t-il ajouté.
Le patrimoine bâti de l’Etat de Fribourg comprend 661 objets, dont beaucoup présentent un besoin d’assainissement critique. Les diagnostics actuels montrent que, sans intervention, leur état se dégradera rapidement.
D’une évaluation encore "plutôt mauvaise" aujourd’hui, de nombreux bâtiments risquent de tomber dans la catégorie "mauvaise" d’ici à 2032. Sur le plan de l’efficacité économique et énergétique, de nombreux biens sont considérés comme de véritables "passoires énergétiques".
38 bâtiments prioritaires
Afin de freiner cette dégradation et d’agir de manière efficace, le Conseil d’Etat sollicite auprès du Grand Conseil un premier crédit-cadre de 150 millions de francs pour la période 2026–2031. Pour ce premier cycle de six ans, 38 bâtiments ont été sélectionnés comme prioritaires.
Parmi eux figurent des objets emblématiques, comme les bâtiments PER 08 et 09 de l’Université, qui abritent le Département de physique, les sciences du mouvement et du sport ainsi que la section médecine et ses spécialités cliniques, le bâtiment principal du Collège du Sud à Bulle, ainsi que le complexe administratif des Arsenaux 41, qui accueille notamment la Chancellerie d'Etat et plusieurs services cantonaux.
"La sécurité constitue un moteur central du programme. En tant que propriétaire, l’Etat est légalement tenu de garantir la conformité de ses bâtiments et de répondre d’éventuels dommages", a précisé le canton. Par le passé, des mesures d’urgence ont déjà dû être prises pour des bâtiments tels que l’Aula Magna de l’Université afin d’éviter des interdictions d’exploitation.