Fribourg : soignants exigent la levée du moratoire sur les salaires
Economies - FR
Les soignants du canton de Fribourg veulent que le Conseil d'Etat renonce au moratoire de trois ans sur la revalorisation salariale des fonctions de la santé. Ce moratoire fait partie des mesures du Programme d’assainissement des finances de l’Etat de Fribourg (PAFE), entrées en vigueur le 1er janvier, mais refusées le 26 avril par la population.
"En rejetant la LAFE, les Fribourgeois ne se sont pas uniquement exprimés sur les mesures d’économies, de nature législative, qui y figuraient (...) C’est bien l’ensemble du paquet d’austérité présenté par le gouvernement qui a été refusé", ont indiqué lundi les différentes associations qui se sont unies pour que l'Etat renonce à ce moratoire.
Le SSP Fribourg, la Swiss Paramedic Association (ambulanciers/-ières fribourgeois-e-s), l’Association fribourgeoise des ASSC (AFDASSC) et l’Association fribourgeoise des assistant-e-s socio-éducatifs/-ives (AFRASE), de même que des représentants de dix fonctions de la santé ont rappelé que la population a montré un refus particulièrement marqué des mesures d'austérité touchant la santé publique.
"Le Conseil d’Etat doit, dorénavant, concrétiser la volonté populaire en renonçant aux mesures d’austérité touchant le secteur de la santé qui figurent dans le PAFE", peut-on lire dans le communiqué.
"Pas acceptable"
La Commission d’évaluation des fonctions (CEF) a terminé ses travaux pour les fonctions de la santé suivantes: infirmiers et infirmières, ergothérapeutes, physiothérapeutes, ambulanciers, ASSC, sage-femmes, ASE. Pour ces fonctions, il ne reste plus au Conseil d’Etat qu’à rendre sa décision. "Il n’est pas acceptable de faire patienter le personnel concerné trois années supplémentaires".
Pour les infirmiers spécialisés du domaine opératoire, les techniciens en salle d’opération et les assistants techniques en salle d’opération, les remarques des professionnels concernés ont déjà été transmises à la CEF, qui n’a plus qu’à effectuer le travail d’évaluation.
"Là aussi, au vu de la crise que connaissent ces métiers, il serait scandaleux d’attendre trois années supplémentaires pour effectuer ce travail", ont précisé les différentes associations et organismes.