Grand Conseil valaisan : favoriser les logements abordables en montagne
Grand Conseil - VS
La construction de logements d'utilité publique dans les communes de montagne doit être encouragée en Valais. Un postulat du Centre du Haut-Valais visant une révision de la loi sur le logement a obtenu un écho favorable mardi auprès du Grand Conseil.
L'idée consiste notamment à permettre des prêts à taux d'intérêt préférentiels et des contributions à fonds perdu allant jusqu'à 6% des coûts d'investissement. Deux cas de figure déjà en vigueur aux Grisons.
Le postulat demande aussi d'adapter les critères d'éligibilité, à savoir "les limites de revenu et de fortune fixées pour bénéficier de l'encouragement à la construction de logements dans les régions de montagne". Avec comme objectif que "les jeunes familles et les personnes au bénéfice d'un revenu moyen puissent en bénéficier."
Le postulat souligne encore que les logements bénéficiaires d'aides doivent être uniquement des résidences principales. Un souhait également défendu par le Conseil d'Etat.
Favoriser les logements abordables
Toujours en matière de logement, le PS et le groupe NEO ont interpellé mardi le Conseil d'Etat sur l'accessibilité aux logements abordables dans le canton. "Les ménages à faibles et moyens revenus, les jeunes adultes, les familles et les personnes qui arrivent sur le marché du logement sont particulièrement touchées. Pour eux, se loger en Valais devient de plus en plus inabordable", ont relevé Sebastian Werlen (PS) et Thomas Matter (NEO) dans leur interpellation.
Dans sa réponse, le Conseil d'Etat a reconnu la nécessité à agir, rappelant toutefois qu'il lui revenait surtout de fixer les conditions-cadres, tandis que la production de logements relève principalement du marché.
Le gouvernement se dit toutefois "prêt à examiner prioritairement des instruments relevant de l'aide à la pierre, notamment sous la forme de subventions ciblées, de prêts à taux préférentiels, de cautionnements, des aides au démarrage en faveur de coopératives ou de fondations d'utilité publique, ainsi que d'une meilleure mobilisation des terrains appartenant aux collectivités publiques, par exemple au moyen de droits de superficie."