À Genève, une fresque de MSF pour protéger les soins en guerre
Santé dans les guerres: une fresque à Genève
Les travailleurs et les infrastructures de santé restent des cibles dans les conflits malgré les engagements des Etats. Mercredi à Genève, Médecins Sans Frontières (MSF) a dévoilé une fresque sur cette question devant les Hôpitaux universitaires genevois (HUG).
Celle-ci, au parc des Chaumettes, montre une grande feuille de papier déchirée percée et brûlée au-dessus de travailleurs médico-soignants et humanitaires. Et selon l'ONU, environ 350 parmi ces personnes ont été tuées l'année dernière dans les conflits.
La fresque du duo suisse "NEVERCREW" fait référence à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU approuvée en 2016 qui condamne les attaques contre le personnel et les infrastructures de santé. De même que contre les patients et les blessés. Les trous "nous montrent que cette protection est vulnérable" et que les violences contre les travailleurs médicaux et humanitaires continuent, ont estimé les artistes.
"La protection ne peut pas se limiter à des mots", a également déploré la présidente de MSF Suisse Micaela Serafini à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire. "Les règles sont claires" mais toutes les parties aux conflits doivent les honorer, affirme-t-elle, alors que l'appel de l'ONG est soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La fresque montre également visuellement deux sites ciblés par des attaques, dont un hôpital de MSF en Afghanistan où plus de 40 personnes, parmi lesquelles du personnel et des patients, avaient été tuées il y a une dizaine d'années. Or les travailleurs humanitaires et de santé ne sont toujours pas en sécurité, déplore l'ONG.
Ancien directeur général du CICR, le patron des HUG Robert Mardini a lui expliqué que l'hôpital genevois souhaitait montrer sa "solidarité". Un centre de santé constitue "un refuge pour les soins", a-t-il insisté.