Helenius offre le Mondial à la Finlande, la Suisse battue 1-0 ap
Championnat du monde: la Suisse s'incline
Et un nouveau crève-coeur pour la Suisse. Comme l'an dernier à Stockholm, la sélection nationale s'est inclinée en finale du Mondial à Zurich 1-0 après prolongation face à la Finlande.
71e minute, Konsta Helenius prend quelques centimètres d'avance à Ken Jäger et arme. Le puck finit au fond et toute la patinoire qui était debout depuis le début de la prolongation s'éteint. La Suisse se retrouve une fois encore battue. L'an dernier, c'est Denis Malgin qui avait eu un puck de titre. Cette fois, c'est Damien Riat qui a trouvé le métal à la 64e. Rageant. Cruel.
Avant ce dénouement à 3 contre 3 qui dessert le sport et le hockey sur glace en général, les 10'000 spectateurs ont assisté à une maîtrise défensive des deux côtés. La première action helvétique intervint à la 4e grâce à Knak qui a pu se frayer un chemin jusqu'au but d'Annunen. Il a ensuite fallu attendre un power-play à la 11e pour retrouver un peu de pression de la part des joueurs de Cadieux. Entre ces deux événements, les Finlandais ont dominé le jeu et donné très peu d'espaces aux Suisses.
Une Suisse bien en place
Quelques secondes après la fin de leur premier power-play, les Lions nordiques pensaient avoir ouvert le score, mais après avoir revu la scène à la vidéo, les arbitres ont constaté que le joueur finlandais avait repris le puck au-dessus de la barre transversale et ont logiquement annulé cette réussite. Gros ouf de soulagement dans la patinoire. Surtout que la Suisse a relevé la tête après des instants compliqués.
La sélection à croix blanche a même bénéficié d'une période de deux minutes pleines à 5 contre 3 à cinq secondes de la première pause. Ce qui pouvait être un tournant au départ du tiers médian s'est transformé en parfaite imitation du power-play de Fribourg durant une bonne partie des play-off. Malgré les deux hommes en plus, les Suisses n'ont rien produit. Des passes, parfois, mais surtout une incapacité à créer ce décalage si important.
Ceci dit, les Helvètes ont tout de même repris le contrôle du jeu au cours de cette deuxième période. Mais ils ne sont pas parvenus à concrétiser ce temps fort. Parce que les Finlandais, qui n'ont tiré que deux fois en direction de Genoni, savent quadriller leur zone. Il a bien sûr manqué ce dernier geste, mais le sentiment est qu'il a également manqué le geste précédent.
250 minutes de mutisme
C'est d'ailleurs un "mal" récurrent côté suisse. Car si l'on prend les quatre précédentes finales, la sélection nationale n'a inscrit que trois buts (un en 2013 et deux en 2018). Les deux dernières finales, perdues 2-0 et 1-0 ap, avaient montré la difficulté qu'avaient les Helvètes à se procurer de grosses chances de but, eux qui avaient pourtant été si bons dans ce domaine jusqu'ici. Et même contre les nations plus fortes. Le dernier goal en finale? Le 2-1 de Timo Meier à la 24e de la finale 2018 face à la Suède... Soit 250 minutes de mutisme.
Sueurs froides pour les supporters helvétiques à la 44e lorsque Christian Marti a malencontreusement sorti le puck de la surface de jeu et que les arbitres n'ont eu d'autre choix que d'appeler une pénalité pour avoir retardé le jeu. Mais le box-play de Jan Cadieux a une nouvelle fois tenu le choc. Les défenses ont également pris le pas sur les attaques au cours d'une troisième période où Suter et Josi ont eu des chances, mais pas d'occasions immanquables.