Hischier : la Suisse a su garder son sang-froid face à la Finlande
Mondial: un test passé avec succès
Bousculée par une Finlande musclée, la Suisse a su répondre de la meilleure des façons. Et maintenant elle va se préparer à accueillir la Suède à Zurich jeudi soir (20h20).
Avant ce septième et dernier match du tour préliminaire, l'objectif était de se tester face à une opposition nettement plus relevée que les précédentes rencontres. Car s'ils ont battu l'Autriche et la Hongrie 9-0, l'Allemagne 6-1 et la Grande-Bretagne 4-1, les Suisses avaient besoin d'un test "grandeur nature" face à une nation de référence comme la Finlande.
Extrêmement précieux dans toutes les phases de jeu, Nico Hischier a montré pourquoi il était l'un des meilleurs centres two-way en NHL. Capable de répondre au défi physique, le Haut-Valaisan a porté la sélection sur ses épaules.
"C'était un match chouette à jouer, très intense, mais c’est ce à quoi on s’attendait, estime Nico Hischier. Les prochains matches seront du même style et c'est très bien comme ça. On a su garder notre sang-froid et trouver la solution. On peut dire que c'était le test le plus difficile qu'on a eu dans ce tournoi jusqu’ici. Les Finlandais sont vraiment très bons. C’est une équipe très disciplinée, qui joue bien, très structurée, et ce n’est jamais facile de les battre. C'était clairement un bon test pour nous."
Un Jan Cadieux satisfait
Le sélectionneur Jan Cadieux était forcément satisfait de la tournure des événements et de la façon dont son équipe s'est présentée. "A la fin, on savait qu'on avait confiance dans cette équipe et qu'on était prêt pour jouer un match comme ça, a-t-il lancé. Je pense qu'on l'a montré dès le début et à la fin. On s'est peut-être perdu pendant dix minutes au deuxième tiers, mais de manière générale ce fut un très gros match, Ca fait plaisir de voir cette équipe jouer de la sorte et ça fait plaisir de le voir le public nous pousser dans les moments un peu plus difficiles."
Les mots de Cadieux n'ont pris personne de court. Comme depuis le début de la campagne et plus encore depuis le début de ce Mondial, le sélectionneur a mis en avant le caractère de son groupe. "Ca montre notre maturité, conclut-il. Et à la fin, ce sont des choses dont on a parlé. On a dit qu'il fallait accepter de souffrir. On joue contre des très bonnes équipes, on l'a vu, et il y aura des shifts difficiles. On doit l'accepter et faire le dos rond quand ça arrive. Et je pense qu'on a démontré qu'on a été capable de le faire ce soir."