IA : le Conseil des droits de l'homme alerte sur les risques humains
IA: alerte à l'ONU sur les menaces
Il faut empêcher les préjudices individuels provoqués par les systèmes d'intelligence artificielle (IA). Dans une résolution approuvée pour la première fois, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a alerté mardi à Genève sur les menaces liées à ces technologies.
Le texte, validé par consensus, affirme que toutes les étapes d'une IA doivent être conformes au droit international. De la fabrication à l'utilisation. Toute application qui n'honorerait pas les droits humains doit être bannie.
Les Etats sont priés de considérer les effets de l'IA pour ces droits au moment de lancer des cadres législatifs et réglementaires. Ils doivent lutter contre la discrimination et les autres impacts. Et toute décision à laquelle une IA est associée doit être contrôlée par un être humain, ajoute la résolution. Les responsabilités doivent être établies.
Autre exigence, tous les pays, y compris ceux en développement, doivent pouvoir participer aux discussions sur la régulation de l'IA. Cette question de la réglementation sera notamment abordée lors du prochain Sommet mondial sur l'IA prévu en juin prochain à Genève.
La collaboration internationale doit être renforcée et la cohérence entre les différentes initiatives améliorées, ajoute également la résolution. De même, les Etats, l'ONU et les autres acteurs devraient défendre des biens publics numériques, notamment en termes d'accès aux infrastructures numériques.
Une discussion sera menée sur l'IA en juin prochain au Conseil. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme devra notamment rendre un rapport dans un an.
Dans une seconde résolution également discutée pour la première fois et validée par consensus, le Conseil a enjoint aux Etats de protéger les droits humains des femmes et des filles dans le cadre des technologies numériques. Les violences sexistes facilitées par ces instruments doivent être empêchées, ajoute-t-il.