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Défense

L'armée américaine lance de nouvelles frappes en Iran pour protéger Ormuz

L'armée américaine lance de nouvelles frappes en Iran pour protéger Ormuz

Nouveaux bombardements américains en Iran

L'armée américaine a lancé dimanche une nouvelle salve de bombardements contre l'Iran afin de l'empêcher d'attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz. Les frappes américaines ont "réduit à néant" les efforts diplomatiques des derniers mois, a averti Téhéran.

Les bombardements américains ont repris à partir de 23h00 (en Suisse), a annoncé sur le réseau social X le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM). Il affirme vouloir empêcher Téhéran "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux" dans le détroit.

"Le commandant en chef a ordonné ces frappes afin que les forces iraniennes rendent des comptes", a ajouté l'armée en désignant le président américain Donald Trump.

Les Etats-Unis continuent d'assurer que ce passage stratégique pour le commercial mondial d'hydrocarbures reste ouvert, à rebours de ce que soutient Téhéran, qui en revendique le contrôle.

Explosions en Iran

Un média d'Etat iranien a fait état d'explosions dans le sud du pays, notamment à Bandar Abbas, une localité bordant le détroit.

L'Iran a "fermement condamné" dans la nuit de dimanche à lundi les frappes américaines sur son territoire et reproché à Washington d'avoir "réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois" visant à rétablir la paix dans la région.

Téhéran a également accusé les Etats-Unis d'avoir "ouvertement violé quasiment tous les termes" du protocole d'accord conclu en juin et causé le "retour de l'insécurité" dans le détroit d'Ormuz, dans un communiqué du ministère des affaires étrangères.

Les affrontements entre les Etats-Unis et l'Iran ont repris cette semaine, alors que les deux pays avaient signé le 17 juin un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur la République islamique.

L'accord de juin prévoyait notamment une réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial et dont la fermeture par l'Iran au début de la guerre avait provoqué une flambée des cours du pétrole.

Signe de l'enjeu, le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, cité par l'agence de presse Isna, a déclaré dimanche que ce passage était "plus important que des dizaines de bombes atomiques", alors que son pays est accusé de chercher à obtenir l'arme nucléaire, ce qu'il dément.

Détroit d'Ormuz "fermé"

"Le transit par le détroit d'Ormuz n'est actuellement pas possible", a indiqué plus tard l'agence de presse de l'autorité judiciaire iranienne, Mizan Online. L'Iran avait annoncé plus tôt sa fermeture "jusqu'à nouvel ordre", après avoir tiré sur un navire qui empruntait, selon lui, une "route non autorisée".

Téhéran autorise un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et exclut tout retour à la situation d'avant-guerre, quand la circulation dans le détroit était libre et gratuite.

En représailles, le CENTCOM a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche quelque 140 frappes contre des cibles militaires, visant notamment "des sites de missiles et de drones iraniens, des moyens navals, des dépôts de munitions, des réseaux de communication".

L'Iran a indiqué avoir répliqué en visant une base aérienne américaine au Qatar, où trois personnes ont été blessées. Les Emirats arabes unis et la Jordanie, autres alliés des Etats-Unis, ont dit aussi avoir été ciblés par des missiles iraniens, et Bahreïn a activé les sirènes d'alerte aérienne.

Les gardiens iraniens de la révolution ont par ailleurs revendiqué une rare attaque sur le voisin d'en face, Oman, affirmant avoir détruit des bases d'appui logistique aux porte-avions américains, selon la télévision d'Etat.

ATS