L’OMS lance un mouvement pour renforcer la confiance dans la science
OMS: mouvement pour la science et la santé
Le président américain Donald Trump et d'autres dirigeants ont attaqué la science ces dernières années, notamment pendant la pandémie. Vendredi à Genève, l'OMS a annoncé le lancement mardi prochain du mouvement "Ensemble pour la science et la santé".
"La perte de confiance est minime", a affirmé à la presse à Genève la cheffe scientifique de l'institution Sylvie Briand. Plus de 70% de la population "croit encore en la science", selon un sondage dans près de 150 pays, dit-elle.
Mais ce chiffre est en recul depuis 2018 et l'effritement est le plus important dans les communautés qui ont le moins accès aux bienfaits des avancées. Lorsque les citoyens font confiance à la science, ils vont plus probablement s'appuyer sur les indications de celle-ci pour prendre les décisions par rapport à leur santé. Il en va de même pour les effets sur les politiques quand les dirigeants valident les analyses scientifiques.
Parmi les exemples contraires, le discours aux Etats-Unis contre l'immunisation ou la méfiance observée face à la réponse à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC). "Les maladies reviennent si on arrête la vaccination", fait remarquer la responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Moins de confiance peut signifier moins d'investissement, ajoute-t-elle. Et moins d'investissement aboutit à moins d'avancées scientifiques. Or l'intelligence artificielle (IA) et d'autres technologies changent les possibilités de la santé rapidement mais aussi celles de la science, selon la cheffe scientifique.
Mardi, des dizaines de discussions sont prévues dans le monde entier pour le lancement du nouveau mouvement. Celui-ci va rassembler les scientifiques, les responsables politiques, les travailleurs de la santé, la société civile ou encore des représentants de communautés.
Il veut rapprocher la science et la société, mieux connecter la science et la politique et lutter contre la désinformation. Parmi les dispositifs possibles, les processus de recherche de certains laboratoires pourraient être accompagnés d'un label qui donnerait des gages de fiabilité, affirme la responsable de l'OMS.