L’UE prête à examiner une demande d’adhésion de l’Arménie
L'UE va examiner la candidature de l'Arménie
L'Union européenne a indiqué mardi considérer "avec intérêt" l'éventuelle demande prochaine d'adhésion de l'Arménie, qui cherche à se rapprocher des Occidentaux et s'éloigner de Moscou.
L'intérêt d'Erevan à rejoindre les 27 est "une nouvelle expression de l'attrait que l'UE exerce sur les citoyens", a affirmé mardi la porte-parole de la Commission européenne Paula Pinho. "Nous l'examinons donc avec intérêt", a-t-elle ajouté.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a affirmé lundi que son pays pourrait envoyer prochainement cette demande officielle d'adhésion à l'Union européenne.
Le pré carré de Moscou
La Russie voit d'un très mauvais oeil les ambitions européennes de cette ex-république soviétique du Caucase, qu'elle considère comme son pré carré.
Moscou insiste pour que l'Arménie organise d'abord un référendum sur son adhésion à l'UE, incompatible selon elle avec son maintien dans leur alliance économique commune, l'Union économique eurasiatique.
Nikol Pachinian, qui s'exprimait devant le Parlement, a répondu lundi qu'un référendum n'aurait de sens qu'une fois qu'il serait possible "d'évaluer le réalisme" d'une adhésion à l'UE.
Pour cela, "l'Arménie doit d'abord déposer sa candidature à l'adhésion à l'Union européenne", a-t-il estimé, sans donner toutefois de date.
Le virage européen d'Erevan a jeté un froid dans ses relations avec Moscou, qui a pris des sanctions contre l'Arménie.
La Russie a notamment interdit l'importation de produits agricoles arméniens, pour lesquels elle est un marché clé.