La DSSI bernoise doit améliorer sa collaboration avec les prestataires
Administration
La Commission de gestion du Grand Conseil bernois (CGes) juge insuffisante la collaboration de la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration (DSSI) avec les fournisseurs de prestations et les partenaires extérieures à l'administration. Elle estime qu'elle doit prendre des mesures pour être un partenaire fiable pour les tiers, qui respecte les calendriers et qui tienne les promesses concernant les procédures et les contenus.
Les procédés de la DSSI manquent de transparence et sa collaboration avec les fournisseurs de soins et de parties prenantes extérieures à l’administration suscite une insatisfaction, constate vendredi la Commission de gestion dans le cadre d’une investigation.
Le potentiel d'amélioration concerne tout particulièrement trois processus de réforme: la restructuration du paysage des services d’aide et de soins à domicile, l’élaboration du rapport de consultation sur la révision de la loi sur l’aide sociale publique et la réforme des mesures d’intégration par le travail.
Dans le cadre de son investigation, la Commission de gestion a constaté que cette direction, placée sous l'autorité du conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg "montrait peu d’intérêt pour les connaissances de terrain". La CGes porte également un regard critique sur le manque de rigueur et de fiabilité.
La Commission porte aussi un avis critique sur la communication qui laisse selon elle des tiers dans l’incertitude sur des aspects jugés importants. A cela s’ajoutent des calendriers imposant des délais tellement serrés qu’ils sont irréalistes.
La DSSI a indiqué à Keystone-ATS qu'elle prenait connaissance des résultats de cette investigation. Son porte-parole Gundekar Giebel estime qu'il est difficile, avec les associations semblables aux lobbys, de les associer au processus décisionnel avant que le Conseil-exécutif ne se prononce.
Manière de procéder en cause
De manière générale, la Commission dit ne pas comprendre pourquoi la DSSI n’exploite pas davantage les connaissances des communes et des fournisseurs de prestations ainsi que des institutions et autorités qui sont sur le terrain. "Par nature, ces parties prenantes sont à même de repérer les défis et les difficultés que posera la mise en œuvre".
La CGes relève que les exemples analysés montrent que ce manque d’implication des parties prenantes peut conduire à des solutions insuffisamment mûries et éloignées de la pratique qu’il faut corriger a posteriori. Cette manière de procéder est inefficace et génère des coûts supplémentaires,
Recommandations
A l’issue de ses investigations, la Commission de gestion formule des recommandations à la DSSI. Elle lui recommande de revoir fondamentalement ses rapports avec les parties prenantes extérieures à l’administration et les fournisseurs de prestations et de veiller prendre en compte leurs connaissances et leur expérience pratique.
Elle l'invite aussi à prendre des mesures pour s’assurer de respecter les dispositions et les prescriptions légales concernant la collaboration avec les parties prenantes externes, telles que les communes bernoises et les fournisseurs de prestations.