La droite genevoise lance sa campagne pour le oui à Seymaz-Sud
Logement - GE
La droite genevoise lance sa campagne "Oui à Seymaz-Sud". Elle estime que le déclassement de cette zone villas de 41'000 mètres carrés en zone ordinaire, en votation le 29 novembre à la suite d'un référendum de l'ASLOCA, permettra de construire rapidement des logements.
"Cet emplacement à deux pas de la gare du Léman Express de Chêne-Bourg, de la voie verte et d'arrêts de bus et de tram est particulièrement favorable à une densification", a relevé lundi devant les médias le président du PLR Pierre Nicollier. "Le projet sur la table prévoit 270 logements qui pourront être construits rapidement s'il est accepté par le peuple," a-t-il souligné.
Pour son homologue de l'UDC Lionel Dugerdil, il s'agit effectivement de construire "vite et bien pour répondre aux besoins". L'enjeu est aussi de prouver "à la gauche qu'il est possible de développer un plan localisé de quartier (PLQ) en zone ordinaire" - une zone où cet outil de planification n'est pas obligatoire - "de manière à offrir les logements dont les Genevois ont besoin, qui ne soient pas hors de prix."
Potentiel élevé
Député et membre de la commission d'aménagement du canton, M. Dugerdil rappelle que les propriétaires de cette zone villas ont été "proactifs" dans ce dossier. Le projet est le fruit d'un "consensus" entre eux. "Les propriétaires disent que, quitte à construire, autant garder la main et vendre à la valeur réelle du terrain. Ils ne veulent pas de la zone de développement", a-t-il rapporté.
"C'est un endroit où on peut créer un nouveau quartier, densifier en conséquence et de manière qualitative", a souligné Aurélien Barakat, président des Vert'libéraux. Selon lui, jusqu'à 400 logements pourraient être construits. Un potentiel plus élevé qu'en zone villas mais aussi qu'en zone de développement, puisque la zone ordinaire permet des gabarits plus importants.
"Devenir propriétaire"
Outre le déclassement de 30'260 mètres carrés en zone ordinaire, où la typologie des logements est libre, le projet prévoit aussi de déclasser 1970 mètres carrés en zone d'équipement public. Or aucune taxe d'équipement ne sera perçue. "Les propriétaires se sont concertés pour être indemnisés de manière égale que leur parcelle soit destinée à du logement ou à de l'équipement public", explique M. Dugerdil.
Le député MCG Sandro Pistis met en garde: soit ce projet est accepté, soit "il faudra attendre plusieurs dizaines d'années avant de développer ce périmètre". Or il s'agit de "donner la possibilité aux familles de devenir propriétaires à Genève et non en France voisine". Un avis partagé par les Jeunes libéraux-radicaux et du Centre qui déplorent le départ de jeunes du canton en raison de la pénurie de logements.