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Genève : la droite veut faciliter l'achat du logement par les locataires

Genève : la droite veut faciliter l'achat du logement par les locataires

Logement - GE

A Genève, une modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) vise à permettre aux locataires d'acheter plus facilement leur logement. Attaquée par voie référendaire, cette proposition de la droite sera en votation le 27 septembre.

"Cette modification de la LDTR vise à permettre à un locataire d'acquérir son logement si le propriétaire l'accepte. Aujourd'hui, il y a une très forte demande dans ce sens", a assuré mardi devant les médias Diane Barbier-Mueller, présidente de la Chambre genevoise immobilière et députée PLR.

Le projet pose cinq conditions cumulatives. Le locataire ne peut pas être contraint à acheter son logement. Il doit y vivre depuis au moins trois ans et devra continuer à l'occuper pendant au moins cinq ans, afin d'éviter toute spéculation. Quant au prix de vente, il est plafonné à la moyenne des prix en zone de développement durant les trois dernières années.

"La classe moyenne"

"La question du prix, exorbitant sur le marché genevois, est importante. Le prix prévu dans le projet aujourd'hui est de 6816 francs le mètre carré, ce qui est accessible à la classe moyenne", a relevé Sébastien Desfayes, député du Centre. Et contrairement à ce qu'affirment les référendaires, la modification ne remet pas en cause l'interdiction des congés-ventes, a-t-il insisté.

De son côté, "le propriétaire n'a pas nécessairement envie de vendre tout l'immeuble, mais un ou deux appartements pour avoir des liquidités. Or ce n'est pas possible aujourd'hui", a avancé Diane Barbier-Mueller. Autre cas de figure: un propriétaire sans héritier direct peut vouloir vendre à des locataires qu'il connaît bien.

"Créer une opportunité"

Pour Mario Marchesini, vice-président du Parti Vert'libéral, le projet corrige une anomalie: Genève ne compte que 18% de propriétaires, alors que la moyenne nationale se situe à 36%. "La situation actuelle est absurde. Pour pouvoir acheter son logement, un locataire doit obtenir l'accord écrit de 60% des autres locataires de l'immeuble, même si le propriétaire est d'accord", a-t-il expliqué.

"Ce projet crée une opportunité dans un domaine très réglementé", a résumé le président du PLR et député Pierre Nicollier. Pour son homologue du MCG François Baertschi, "il apporte une sécurité au locataire qui ne va pas devoir déménager. Il permet surtout de protéger les Genevois et leur patrimoine face aux gros investisseurs immobiliers que sont les assureurs et les fonds de pension".

ATS