La porte-parole de Trump quitte la Maison Blanche après cinq jours
Maison Blanche: Trump limoge sa porte-parole
Cinq jours après sa prise de fonction, la porte-parole de la Maison Blanche Katie Zacharia a quitté son poste vendredi, devenant l'une des plus éphémères "Press Secretary" de l'histoire récente. Un haut responsable américain a confirmé à l'AFP une annonce de Fox News.
Donald Trump l'avait déjà poussée vers la sortie plus tôt vendredi en l'invitant à "reconsidérer" sa position. "Je viens tout juste de lui en parler. J'ai dit, +Katie, est-ce que c'est fait pour toi?+", a déclaré le président américain lors d'un échange avec des journalistes à la Maison Blanche.
Ce départ précipité tranche avec la relative discipline affichée jusqu'ici par l'administration Trump. Il rappelle la valse de conseillers qui avait marqué son premier passage à la Maison Blanche, entre 2017 et 2021.
En 2017, le directeur de la communication Anthony Scaramucci avait ainsi été limogé après seulement onze jours. Katie Zacharia, nommée une semaine plus tôt et entrée en fonctions lundi, aura fait encore plus court.
Premier briefing laborieux
Le sort de cette commentatrice conservatrice de 41 ans semblait déjà scellé vendredi matin. Son premier briefing mardi avait été particulièrement laborieux et ses qualifications professionnelles faisaient l'objet d'une controverse.
Katie Zacharia avait alors multiplié les entretiens avec des journalistes et des médias ancrés dans le camp conservateur pour tenter de corriger le tir. Ces interventions ont eu l'effet inverse et ont davantage fragilisé sa position.
Elle a notamment été bousculée jeudi soir par Sean Hannity, animateur vedette de Fox News et proche de Donald Trump. "Vous dites que vos équipes auraient dû mieux vous préparer?", lui a-t-il lancé, sceptique, en référence à son premier briefing.
L'animateur l'a également longuement interrogée sur ses qualifications professionnelles. Katie Zacharia, qui s'était présentée comme avocate, a alors reconnu qu'elle n'avait pas réussi l'examen du barreau.
Fébrilité à la Maison Blanche
Selon plusieurs médias américains, sa nomination témoignerait d'une fébrilité croissante dans l'entourage de Donald Trump. Le président l'aurait choisie après l'avoir remarquée à la télévision, malgré les réserves de sa directrice de cabinet, Susie Wiles.
Selon Politico, cette dernière serait elle-même fragilisée et plusieurs noms circuleraient pour lui succéder. Donald Trump a toutefois démenti vendredi, assurant qu'il y avait "zéro probabilité" qu'il limoge sa directrice de cabinet et qu'elle resterait encore longtemps à ses côtés.
Le président américain a par ailleurs renvoyé cette semaine l'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, fragilisée par une série de révélations compromettantes. Ces départs alimentent les interrogations sur la stabilité de son équipe rapprochée.
Avant son passage éclair à la Maison Blanche, Katie Zacharia avait déjà occupé pendant seulement six semaines le poste de porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure. Elle avait alors expliqué son départ par son éloignement de sa famille, restée en Californie.
Le poste de porte-parole de la Maison Blanche était occupé jusqu'en août par Karoline Leavitt, fidèle de Donald Trump, qui l'avait quitté pour s'occuper de ses jeunes enfants. Contrairement à Katie Zacharia, apparue en difficulté au pupitre mardi, sa prédécesseure s'était distinguée par son aisance et sa capacité à défendre les décisions et déclarations du président.