Suisse : box-play exemplaire au mondial élimine la Suède
Championnat du monde à Zurich
La Suisse a réussi une performance exemplaire pour écarter la Suède en quarts de finale du Mondial à Zurich. La troupe de Cadieux a su répondre au défi physique proposé.
Ne pas se laisser intimider, répondre coup pour coup, marquer son territoire. Face à des Scandinaves pas exceptionnels en poule, mais de toute façon redoutables dans les parties à élimination directe, la Suisse a su élever le niveau de son jeu. L'idée après la victoire face à la Finlande était que la Suisse avait enfin été testée et qu'elle serait prête pour cette confrontation face à ce qu'il était convenu d'appeler sa bête noire.
Et histoire de rendre sa victoire plus intéressante, la sélection nationale a choisi d'encaisser le premier but pour la première fois de ce Mondial. Et derrière, en raison d'une faute inutile de Dean Kukan, elle a dû passer cinq minutes en infériorité numérique. Mais elle a pu compter sur un box-play de très grande qualité qui n'a rien laissé. Et d'un Genoni qui s'est bien récupéré de sa petite bourde du but où il a mis trop de temps à serrer ses jambières.
Ensuite, après avoir égalisé par Josi, elle a dicté le jeu à tous les niveaux. Plutôt que de jouer l'agressé, la Suisse a joué l'agresseur. "C'est ce qu'on voulait, on voulait apporter beaucoup d'énergie et les presser avec intensité et je pense qu'on les a pris à leur jeu. Parce que c'est quelque chose qu'ils aiment faire d'habitude contre nous et aujourd'hui on voulait vraiment les agresser et être physiques et agressifs envers eux pour dicter notre jeu."
L'agressivité fut parfois difficile à contenir et l'indiscipline a bien failli coûter cher. "C'est peut-être le seul bémol ce soir, a reconnu Cadieux. On a pris une ou deux pénalités de trop, mais à la fin les émotions font partie du jeu. Il faut juste qu'on contrôle mieux ça, qu'en arrive à se canaliser un peu plus. Ceci dit, on a su les déranger."
Evoquée depuis le début du tournoi, la maturité suisse a de nouveau été mise en lumière. Pour le plus grand bonheur du sélectionneur. "Avec le staff, on avait dit qu'il fallait être prêt à tous les scénarios, conclut Cadieux. Après, c'est clair qu'on ne prépare pas un scénario où l'on prend cinq minutes. Mais on s'attendait à être mené une fois dans ce tournoi et c'est arrivé. Nous, à la fin, notre job est d'apporter de la tranquillité aux joueurs. Et il y a tellement d'expérience dans cette équipe que les joueurs sont restés sereins."
Interrogé sur la Norvège, prochain adversaire surprise de la Suisse en demi-finale, Jan Cadieux a répondu de manière assez sèche: "Je me concentre sur mon équipe." Le staff va étudier tout ça vendredi et sera à coup sûr prêt pour samedi à 15h20 afin d'atteindre la finale mondiale pour la troisième fois en trois ans.