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La Suisse se complique la vie malgré la victoire

La Suisse se complique la vie malgré la victoire

Championnat du monde à Zurich

Le bilan de l'équipe de Suisse demeure immaculé après cinq parties. Mais la victoire contre les Britanniques (4-1) a démontré que les joueurs de Cadieux ne peuvent pas la jouer "facile".

Après la rouste infligée à l'Autriche (9-0), beaucoup imaginaient un résultat similaire face à des Britanniques moins solides que les voisins germanophones. La Suisse a mitraillé le but de Mat Robson (41 lancers), avec notamment 11 tirs pour Timo Meier, pour "seulement" quatre réussites. les Helvètes se sont souvent compliqués la vie.

"Cinq matches, cinq victoires, c'est positif, a répondu Jan Cadieux quand on lui a demandé ce qu'il retenait. Il y a beaucoup de bonnes choses, mais ça ne sera pas tous les soirs un feu d'artifice où tout est parfait. Mais je retiens beaucoup de positif. Ceci dit, c'est une piqûre de rappel pour montrer que si l'on s'éloigne de qui on doit être et qui on veut être, c'est un peu plus difficile."

Est-ce les paroles qu'il a transmises aux joueurs? "J'ai dit d'autres choses (il sourit). Je pense qu'on était humble, c'est juste que l'on s'est compliqué la vie et j'ai davantage parlé du futur en disant que si on veut aller là où on ambitionne d'aller, il faut simplifier un peu le jeu."

Une Suisse moins chanceuse

Le sélectionneur a aussi tenu à féliciter les Britanniques: "Il n'y a pas de mauvais adversaire. Chapeau aux Anglais qui ont joué soixante minutes et qui ont démontré que si nous ne nous battons pas jusqu'au bout, on peut se mettre en danger."

Du côté des joueurs, le discours ne déviait pas de celui du coach. "Beaucoup de facteurs expliquent ce résultat, explique Janis Moser. Contre l'Autriche, on a marqué un peu facilement, on a eu de la chance. Ce soir, on a eu moins de chance. On n'a pas joué assez direct, ce que l'on avait su faire contre les Autrichiens."

S'il n'est pas difficile pour les joueurs de se mettre dans le rythme face à des adversaires qui évoluent sur un pied d'égalité, il est parfois moins évident de produire le même jeu face à des nations moins cotées. "C'est un peu le challenge, conclut le défenseur de Tampa Bay. Même si tu sens que tu es meilleur, tu dois quand même jouer simple et mettre les pucks sur le but. Je pense qu'on pense être meilleur à l'avenir." Réponse samedi contre les Hongrois.

ATS