La Télé - Télévision régionale Vaud et Fribourg La Télé
Sport

Mondial 2026 : la Suisse favorite dans le groupe B

Mondial 2026 : la Suisse favorite dans le groupe B

Suisse: La 1re place comme objectif

Avec le Qatar, la Bosnie-Herzégovine et le Canada, trois adversaires n'ayant jamais atteint la phase à élimination directe, la Suisse a hérité du groupe le plus faible du Mondial 2026.

La première place doit être l'objectif de la sélection de Murat Yakin.

De nombreuses nations en rêvaient, mais c'est bien la Suisse qui a décroché le gros lot en décembre lors du tirage au sort de la phase de groupes. Placée dans le chapeau 2, elle a hérité d'une des trois nations organisatrices, le Canada et son statut de tête de série.

Si l'on se fie au classement FIFA - une hiérarchie toute relative puisque l'Italie, absente du Mondial depuis 2014, y est classée 12e -, le groupe B est de loin la plus faible des douze poules de l'édition 2026. La Suisse est 19e, le Canada 30e, le Qatar 55e et la Bosnie 65e.

La Suisse vise la première place

Après avoir fini deuxième de sa poule derrière le Brésil tant en 2018 qu'en 2022, la Suisse peut donc légitimement viser la première place. Rallier la phase à élimination directe est l'objectif minimal de la sélection helvétique, laquelle n'a plus été éliminée au 1er tour depuis 2010.

Murat Yakin et ses hommes ont maîtrisé leur campagne qualificative, même s'ils ont dû attendre la dernière journée pour composter leur billet. Leur principal atout est sans doute la stabilité: le sélectionneur peut se baser sur un onze clairement établi et expérimenté, articulé autour de la colonne vertébrale Kobel-Akanji-Xhaka-Embolo.

La Suisse a brisé son plafond de verre à l'Euro, atteignant à deux reprises les quarts de finale. Parviendra-t-elle à le faire également sur la plus grande scène internationale, après avoir échoué tant de fois en huitièmes (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022)?

Le Canada veut briller

Le Canada participe pour la troisième fois de son histoire à la Coupe du monde après deux éditions (1986, 2022) terminées sur un zéro pointé. Devant leur public, les "Rouges" ont une occasion en or de faire mieux, sachant qu'une troisième place peut suffire pour rallier les 16es de finale.

La star de la sélection canadienne se nomme Alphonso Davies. Le latéral gauche du Bayern Munich (25 ans), gêné par des blessures depuis plusieurs mois, va toutefois manquer le match d'ouverture face à la Bosnie le 12 juin à Toronto.

Son entraîneur Jesse Marsch pourra en revanche compter sur Jonathan David, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection (39 buts) à seulement 26 ans. L'attaquant de la Juventus sera la principale menace offensive du onze à la feuille d'érable.

Dzeko de retour au Mondial

Fait étonnant, la Bosnie va vivre sa deuxième Coupe du monde après celle de 2014 au Brésil (élimination au 1er tour), alors qu'elle n'a encore jamais participé à un Euro. Elle y est parvenue en sortant vainqueure de deux séances de tirs au but lors des barrages, contre le Pays de Galles et l'Italie.

Déjà présent il y a douze ans, l'inusable Edin Dzeko est la figure de proue des "Dragons". A 40 ans, le meilleur buteur de la sélection (148 capes, 73 buts) a une occasion d'entrer un peu plus dans la légende en qualifiant la Bosnie pour une première phase à élimination directe.

Mais le sélectionneur Sergej Barbarez, un ancien attaquant reconverti joueur de poker professionnel, peut également compter sur deux jeunes talents pour animer son attaque: Esmir Bajraktarevic (21 ans) et Kerim Alajbegovic (19 ans). Le deuxième s'est révélé cette saison à Salzbourg, marquant notamment un doublé contre Bâle en Europa League.

Qatar: le maillon faible

Le Qatar, premier adversaire de la Suisse (le 12 juin à Santa Clara), est a priori l'équipe la plus faible de ce groupe B. Il y a quatre ans, l'émirat avait manqué le coche dans "son" Mondial, terminant à la dernière place de son groupe avec trois défaites.

Les Grenat ont peiné pour obtenir leur billet, subissant de cuisantes défaites en qualification contre le Kirghizistan (3-1) et les Emirats arabes unis (5-0) qui ont coûté leur place à deux entraîneurs espagnols, Tintin Marquez et Luis Garcia. C'est leur compatriote Julen Lopetegui, ex-sélectionneur de la Roja, qui a finalement mené le Qatar à sa deuxième Coupe du monde.

Son équipe est composée exclusivement de joueurs évoluant dans le championnat qatarien, hormis l'arrière gauche Homam Al-Amim, qui joue en 2e division espagnole. Le meilleur joueur est sans aucun doute Akram Afif (126 sélections, 40 buts), qui n'a toutefois jamais réussi à s'imposer en Europe.

ATS