Le gaz naturel recule, accalmie sur les hydrocarbures
Le gaz naturel se détend
Le prix du gaz naturel reculait mardi, parallèlement à celui du pétrole, les investisseurs semblant rassurés par les éventuelles négociations diplomatiques qui se dessinent cette semaine sur la guerre au Moyen-Orient.
Vers 13h20, le cours de la référence européenne en gaz naturel (TTF) chutait de 5,35% à 69,33 euros le mégawattheure. Sur une semaine, la contraction atteint désormais 7,54%, ce qui ne saurait cependant compenser l'envolée des prix (+163%) depuis le début de l'année.
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il serait probablement ouvert à l'idée de rencontrer le dirigeant iranien, Massoud Pezeshkian, à l'occasion du sommet annuel de l'ONU cette semaine à New York, selon des propos rapportés par un journaliste de Fox News.
L'Iran a de son côté annoncé dimanche avoir de nouveau transmis aux Etats-Unis ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz, au coeur de la guerre entre Téhéran et Washington, tout en se disant mieux préparé en cas de reprise des hostilités.
Les analystes de la plateforme Trading Economics notaient qu'à 71 euros, les cours du gaz naturel ont retrouvé leur niveau d'il y a trois semaines.
"L'augmentation du nombre de méthaniers et de pétroliers empruntant des itinéraires alternatifs a également apaisé les craintes concernant l'approvisionnement, tandis que la demande de GNL (gaz naturel liquide) en Asie du nord-est reste faible, notamment en Chine, au Japon et en Turquie. En Europe, on prévoit un temps plus chaud et plus sec au cours des deux prochaines semaines", ont détaillé les experts.
Au 15 septembre, le taux de remplissage des sites de stockage de gaz naturel dans l'UE - la Suisse ne disposant pas de ses propres installations - se situait à 68,7%, encore loin de la moyenne sur dix ans à 86,1%, selon un relevé de l'agence AWP.