LUFF 2024 : 83 films et 31 performances sonores pour sa 25e édition
Culture alternative - VD
La 25e édition du LUFF se clôture dimanche avec ses dernières projections. Durant cinq jours, le festival lausannois a réaffirmé "son engagement en faveur des pratiques et formes libres, audacieuses et critiques" avec une programmation de 83 films et 31 performances sonores.
Côté palmarès, le film tourné en plan-séquence The Plan de Jessica Barr a remporté la compétition des longs-métrages. Le jury a salué un film "né d'une urgence, d'une colère et d'une époque de frustrations insoutenables", dont le choix radical du plan-séquence "prend le contrepied d'une culture de la vidéo courte et hyper-clippée".
Dans la catégorie du court-métrage, le prix du documentaire est revenu à Trois choses que j'ai apprises en France de Te-Gao Hong, celui d'animation à Mother's Child de Naomi Noir et celui de fiction à Broom Broom Follar de Sohu. Passing Place d'Oscar Lush et Georgia Spain a été primé dans la catégorie expérimentale.
Plus largement, "les publics ont découvert un large panorama de films qui trouvent leur union dans une indépendance de ton non dissimulé", se réjouissent les organisateurs dans un communiqué bilan. Parmi ces films figurent les films d'ouverture et de clôture Burn de Makoto Nagahisa et Wolf Cat Fever de Josh Sinbad Collins.
Salle comble pour Where There Is Ruin
La projection de Where There Is Ruin - présentée par le collectif ragekit en collaboration avec Border Forensics et la Commission indépendante chargée d'enquêter sur la mort de Roger Nzoy Wilhelm - figure aussi parmi les temps forts de cette édition. L'événement "a fait salle comble et a engagé une réflexion sur les violences policières racistes et les mouvements qui leur font face", poursuit le communiqué.
Ont également été mis à l'honneur le cinéma expérimental, la création documentaire, les contre-cultures et les luttes politiques. Un focus a été consacré aux archives, un programme au cinéma punk mexicain et un autre à la redécouverte du "Witch Cinema" de Mario Mercier.
La programmation musicale a elle aussi tenu ses promesses, soulignent les organisateurs. La Salle des Fêtes et l'Esplanade du Casino ont accueilli plusieurs formats de performances hybrides mêlant son, images et dispositifs pluriels. La fréquentation du festival a été similaire à celle des éditions précédentes.