Le zoo de Zurich euthanasie 10 géladas jugés en surnombre
Singes en surnombre abattus au zoo de Zurich
Le zoo de Zurich a euthanasié dix singes Géladas de différents âges pour des raisons de gestion de l'espèce. La mesure était devenue nécessaire car les disputes et les troubles avaient augmenté parmi les animaux à cause de la taille du clan, justifie l'institution.
Le clan de Géladas - primate originaire des hauts plateaux d'Ethiopie - comptait 48 individus avant le retrait des dix individus la semaine dernière, indique lundi du zoo de Zurich. Seuls les animaux qui ne contribuaient pas ou plus au maintien de la population globale ont été tués. Ils ont d'abord été anesthésiés puis euthanasiés.
"L'euthanasie animale ne se fait jamais sans raison, mais par des considérations très réfléchies et nécessaires pour la préservation des populations", souligne dans un communiqué Severin Dressen, directeur du zoo. Si d'un point de vue émotionnel, la mort de 10 singes peut être difficile à comprendre, l'abattage conforme au bien-être animal des individus pour lesquels aucun site adapté n'a été trouvé est essentiel pour la gestion de l'espèce, souligne-t-il.
Quatre harems
Les Géladas, qui ressemblent aux babouins, vivent ensemble en groupes de harem de tailles différentes. Chaque harem se compose de plusieurs femelles, principalement apparentées, de leur descendance et d’un mâle dominant. Les montagnes Semien du zoo de Zurich sont l'habitat de quatre harems formant un grand clan.
Le Gélada n'est pas encore inscrit comme menacé sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), mais la tendance démographique est fortement en baisse. En Ethiopie, le parc national des monts Simien, l’un des derniers refuges de l’espèce, abrite plus de 60% de la population, estimée à quelque 30'000 animaux.
Le zoo de Zurich contribue à la stabilité génétique à long terme de la population de Géladas au sein d'un programme européen. À l’automne, six individus avaient déjà été remis à un autre zoo européen. Faute de place, il a dû se résoudre en dernier ressort à l'euthanasie. Les dépouillses sont mises à disposition de projets de recherche nationaux et internationaux, précise-t-il.