Sites palafittiques du lac d'Inkwil (UNESCO) protégés des castors
Archéologie
Les cantons de Berne et de Soleure ont terminé les travaux destinés à protéger le site archéologique du lac d’Inkwil des castors. Un grillage préserve désormais les précieux vestiges archéologiques de l’activité de ces rongeurs sur la terre comme sous l’eau. Le projet intègre aussi des mesures de revalorisation de la faune et de la flore.
La grande île du lac, à la frontière entre les cantons de Berne et de Soleure, est protégée et inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO sur la liste des "Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes". Les vestiges d'habitat, bien conservés, datent du Néolithique et de l’Âge du bronze (3800-1000 av. J.-C.).
Les travaux menés sur le lac d’Inkwil se sont achevés début décembre 2025, ont indiqué lundi les deux cantons dans un communiqué. La grande île et le fond du lac ont été recouverts d’un grillage anti-rongeurs, de gravier et d’un mélange de broyat et de terre.
Le site archéologique est ainsi préservé pour les prochaines générations et protégé de l’activité des castors. Ces mesures de protection sont financées par les deux cantons à hauteur de 300'000 francs chacun et par la Confédération à hauteur de 200'000 francs.
Protection de la faune
Parallèlement à la préservation du patrimoine mondial de l’UNESCO, les deux cantons ont pris des mesures pour veiller à la protection de la nature, en particulier la protection du castor et de son site de reproduction sur l’île.
Après les travaux, le stock de bois mort qui jonchait le fond du lac près des rives a été remis en place afin de servir de biotope et de refuges pour poissons, oiseaux et autres petits animaux. Des tas de branchages ont également été constitués sur l’île.