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Medvedev accuse le RN de russophobie et de soutien aux nazis à Kiev

Medvedev accuse le RN de russophobie et de soutien aux nazis à Kiev

Medvedev: le RN est un parti "russophobe"

L'ex-président russe Dmitri Medvedev a affirmé lundi voir désormais dans le Rassemblement national (RN) un parti "russophobe" qui soutient les "nazis à Kiev", après que celui-ci a fait voeu de fermeté face à Moscou en rupture avec ses positions précédentes.

"Apparemment, le parti de Le Pen est maintenant un parti européen ordinaire: russophobie et soutien aux nazis à Kiev", a écrit sur X M. Medvedev, actuel secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, faisant référence à Marine Le Pen, candidate RN à la présidentielle de 2027.

"Le Pen a qualifié la prise de contrôle des actifs d'Auchan par la Russie 'd'actes hostiles'. Des milliers de sanctions contre des Russes en France, plus des missiles pour les dégénérés de Kiev: est-ce que c'était amical?", a également écrit M. Medvedev, qui après avoir incarné un espoir libéral et modéré au Kremlin (2008-2012) est maintenant connu pour ses déclarations au vitriol contre les Occidentaux.

Il faisait référence à la récente saisie en Russie des actifs de la filiale du grand distributeur Auchan, ainsi qu'aux sanctions prises par Paris contre la Russie après l'offensive contre l'Ukraine lancée en 2022 et aux livraisons d'armes françaises à Kiev.

Plus tôt, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est lui montré plus modéré concernant ces déclarations de Marine Le Pen et du président du RN Jordan Bardella.

"La Russie ne menace personne, ne fait de chantage à personne. Et nous sommes donc catégoriquement en désaccord avec de telles déclarations, nous ne les acceptons pas", a-t-il déclaré, lors de son briefing téléphonique quotidien avec la presse auquel participe l'AFP.

Communiqué du RN

Dans un communiqué commun publié samedi, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont estimé que la Russie ne pouvait "espérer dicter directement ou indirectement la politique" de la France "par l'intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique".

Le communiqué condamne par ailleurs "fermement" la décision de Moscou de prendre le contrôle d'actifs d'entreprises européennes encore implantées en Russie comme Nestlé et Auchan, un "acte hostile" qui "porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises".

"Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l'obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine", ajoutent dans leur communiqué la candidate à la présidentielle de 2027 et le patron du RN.

Favorite des sondages pour la présidentielle, Marine Le Pen est régulièrement épinglée par ses adversaires pour des positions jugées conciliantes avec le président russe Vladimir Poutine.

ATS