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Messi buteur pour ses adieux à l’Albiceleste

Messi buteur pour ses adieux à l’Albiceleste

Des adieux émouvants pour Messi

Des ovations à répétition, des chants en boucle, des larmes et bien sûr... un but et des passes décisives.

Lionel Messi, idole de l'Argentine, a disputé mardi ses dernières minutes avec l'Albiceleste dans une atmosphère de fièvre mêlant gratitude, et nostalgie déjà, pour l'adieu à un génie.

L'octuple Ballon d'or, 208 sélections et désormais 126 buts avec l'équipe d'Argentine, a disputé à 39 ans l'intégralité de la rencontre devant plus de 80'000 privilégiés au Monumental de Buenos Aires, dans un match amical aux airs de fête face au Bénin (89e au classement FIFA), battu 3-0.

Joueur le plus en vue de son équipe, Messi a inscrit sur pénalty son 126e but en sélection (70e), et délivré deux passes décisives, ses 66e et 67e avec l'Albiceleste, trouvant sur corner le défenseur Nicolas Otamendi (48e), qui à 38 ans jouait lui aussi son dernier match avec la Seleccion. Et servant dans le jeu Nicolas Paz (60e).

Intenable, avec sa vista et son placement intacts, la Pulga ("la puce") aurait pu en marquer deux ou trois de plus, passant à un bout de crampon de connecter des centres de Rodrigo De Paul, de Lautaro Martinez, et trouvant le poteau en fin de seconde période.

Vous avez dit amical ? La soirée à Buenos Aires avait des airs de match de Mondial, avec partout dans la rue sur les épaules, des maillots floqués du no 10, des drapeaux, une foule sur le parcours du bus de la sélection, des monuments illuminés en ciel et blanc, une fan zone à la cité universitaire, avec écran géant.

"Gracias, capitan"

Rien, vraiment, d'un match comme un autre, jusqu'à ce maillot spécial confectionné pour l'occasion. Ou l'hymne argentin chanté par un ancien combattant de la guerre des Malouines (1982). Ou cet arrêt de jeu à la 10e minute (hommage au no 10), ponctué d'une ovation, encore.

Lionel Messi lui-même a été rattrapé par l'émotion. Dans le bus vers le stade, où il a été vu se séchant les yeux, de nouveau lors de l'hymne. Des larmes ont coulé aussi sur la joue de son entraineur Lionel Scaloni.

Merci, merci. Partout des mercis. Sur des panneaux publicitaires en ville. Sur une gigantesque banderole en tribunes: "Gracias por todo, mi capitan". Sur un immense maillot "10" déployé sur la pelouse. Ou sur le "Gracias Leo" dessiné dans le ciel par un show de drones à la fin du match. Avant un tour d'honneur du génie gaucher.

ATS