Mouvement lycéen : nouvelle journée d’action prévue mardi en France
Mouvement lycéen: encore des blocages
La mobilisation lycéenne se poursuit vendredi en France, où 141 établissements restent fermés, soit moins de 4% des lycées du pays. L'incertitude demeure sur la suite du mouvement, alors qu'une nouvelle journée d'action est prévue mardi.
Sur les quelque 3700 lycées que compte la France, "plus de 96%" sont ouverts vendredi, a souligné le ministère.
A Paris, les forces de l'ordre sont intervenues pour débloquer la faculté d'Assas. La préfecture a notamment invoqué des risques d'incendie et d'affrontements.
Après une nouvelle journée de mobilisation nationale jeudi, un peu moins suivie que les précédentes, les organisations étudiantes et syndicales ont appelé à manifester et à faire grève mardi prochain. Les représentants des lycéens, reçus par les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur, souhaitent eux aussi poursuivre le mouvement.
A Toulouse, la mobilisation semblait moins forte vendredi. Une centaine de jeunes étaient toutefois encore rassemblés devant un lycée. "On garde des forces pour la semaine prochaine. On va rebloquer mardi. Là, on fait une pause", a expliqué un élève de 16 ans.
Près de 3000 professeurs remplaçants
Le gouvernement tente de répondre à la contestation. Le ministre de l'Education Edouard Geffray a annoncé jeudi soir le déploiement de 3000 professeurs remplaçants dans les établissements où les pénuries d'enseignants sont les plus importantes.
Les lycéens réclament toutefois davantage de moyens et des mesures concernant notamment l'état des bâtiments scolaires, les rythmes scolaires et Parcoursup, la plateforme qui gère une grande partie des admissions dans l'enseignement supérieur français.
Les représentants des lycéens se sont montrés partagés après leurs discussions avec le gouvernement. Certains ont salué de premières avancées, tandis que d'autres les ont jugées très insuffisantes et réclament des "moyens concrets".
Les discussions doivent se poursuivre lundi, notamment sur le fonctionnement de Parcoursup et le manque de places dans certaines filières universitaires. Le ministre de l'Education a par ailleurs assuré qu'aucune suppression de postes n'était prévue dans les lycées en 2027.
La mobilisation avait déjà marqué le pas jeudi par rapport à la précédente journée d'action. Elle a néanmoins rassemblé 71'500 personnes dans toute la France, dont 24'500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.