Murat Yakin insiste : aucun favori à la Coupe du monde 2026
La Suisse défie l'Algérie de Petkovic
Les premiers 16es de finale ont bien montré qu'aucun favori n'était à l'abri dans cette Coupe du monde 2026. Murat Yakin n'a pas manqué de le rappeler à la veille de Suisse - Algérie.
"On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi. Tout le monde est sur un pied d'égalité", a estimé le sélectionneur lors d'une conférence de presse mercredi au BC Place, alors que la Suisse aborde son premier match couperet du Mondial avec les faveurs du pronostic. Un match prévu à 20h00 jeudi à Vancouver, soit à 5h00 du matin en Suisse.
"L'Algérie est une équipe avec de nombreuses qualités individuelles, techniquement très raffinée. Nous devrons être prêts dès le coup d'envoi, nous montrer compacts car chacun de leurs joueurs peut faire la différence", a relevé Yakin.
De stagiaire à adversaire
Le coach bâlois a évidemment été interrogé sur son homologue et prédécesseur Vladimir Petkovic, désormais à la tête de la sélection algérienne.
"J'ai fait un stage avec lui lorsque je passais ma licence d'entraîneur et qu'il entraînait les Young Boys, puis je l'ai affronté lorsque j'étais sur le banc de Thoune (2009-2011)", a-t-il raconté.
"J'apprécie sa manière de travailler, la liberté qu'il accorde aux joueurs. Notre relation a toujours été amicale et respectueuse. Quant à nos duels, ils ont toujours été très tactiques. Je m'attends à ce que ce soit à nouveau le cas demain", a ajouté Yakin.
Présent en conférence de presse, Breel Embolo s'est également exprimé sur son ancien entraîneur. "Petkovic a placé la barre très haut avec la Suisse, mais on veut passer à la vitesse supérieure avec notre nouveau sélectionneur", a assuré l'attaquant bâlois.
Embolo se méfie toutefois des Fennecs, champions d'Afrique en 2019. "Ce n'était pas pour rien. Et ils peuvent compter sur une nouvelle génération et de joueurs qui performent très bien en Allemagne, en France. On a un respect énorme pour eux, mais avec nos forces, on peut leur faire mal", a-t-il déclaré.
Jaquez incertain
Le buteur au numéro 7 a également espéré ne pas avoir à passer par une séance de tirs au but, un exercice fatal à la Suisse lors du dernier Euro. "On peut le travailler, mais ce n'est jamais la même chose de tirer un penalty à l'entraînement que de le faire lors d'une séance", a-t-il rappelé.
"Nous allons essayer de gagner le match en 90 minutes, ou en prolongations, a abondé Yakin. Nous avons organisé un petit atelier tirs au but à l'entraînement, mais c'est incomparable. Cela dit, s'il faut passer par là, nous choisirons les bons joueurs qui sauront assumer cette responsabilité."
A noter que le sélectionneur pourrait devoir composer sans Luca Jaquez, titulaire au poste de latéral droit lors du précédent match contre le Canada (2-1). Le défenseur n'a pas pu s'entraîner mardi et est incertain pour ce 16e de finale, ouvrant la porte à un retour de Denis Zakaria ou Silvan Widmer dans le onze de départ.