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Neuchâtel renforce son dispositif de prévention de la détresse paysanne

Neuchâtel renforce son dispositif de prévention de la détresse paysanne

Agriculture - NE

Le canton de Neuchâtel veut renforcer encore son dispositif de traitement de la détresse paysanne dans le contexte de la survenue d’un nouveau cas "intolérable" de maltraitance animale à La Chaux-du-Milieu. "De telles situations doivent être absolument évitées", estime le Conseil d'Etat.

Ce dernier évoque, dans un communiqué publié vendredi par le Département du développement territorial et de l’environnement (DDTE), le renforcement d'un dispositif déjà "éprouvé". Il s'agit d'accroître l'action de détection, de prévention et d’accompagnement de situations de détresse.

"Les cas semblent augmenter depuis quelques années", constatent les services du conseiller d'Etat Laurent Favre. La tendance est "probablement issue des pressions exercées sur le secteur, de surcharge de travail ou d’autres problématiques purement familiales ou personnelles, telle la solitude."

Deux cas graves

C'est pourquoi l'Etat de Neuchâtel avait mis en place, dès 2018, une formation de médiation rurale pour prévenir les situations possiblement problématiques. La formation spécifique de sensibilisation a connu un "beau succès" dans le monde rural, "avec des progrès à la clé", rappelle le DDTE.

Un cas grave de maltraitance, survenu déjà à La Chaux-du-Milieu début 2025, est à l'origine d'un premier renforcement du traitement de la détresse paysanne. Un nouveau dispositif a été instauré via directive, avec une "détection précoce, une prévention et un traitement des cas à risque".

De plus, une nouvelle formation est actuellement en cours auprès des nombreux professionnels concernés. Ce dispositif a permis la semaine dernière de détecter un nouveau cas grave, à La Chaux-du-Milieu encore, dans la vallée de La Brévine, révélé par la radio RTN et relayé par les médias locaux.

Cinq bêtes trouvées mortes

Un troupeau s’y est retrouvé à l’abandon dans une exploitation agricole, nécessitant l'intervention du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Les cadavres de quatre veaux et d’une vache ont été découverts et une dizaine de bêtes, surtout des vaches, ont dû être euthanasiées.

Le bétail survivant, plus de 50 têtes, a été placé dans d’autres exploitations. La commune s'est dite alors "profondément affectée par cette situation et sensible aux circonstances de cette affaire".

"Le dispositif fait ses preuves, mais doit encore être renforcé pour absolument éviter de tels cas", note le DDTE. "A ces fins, une séance de travail avec les intervenants est d'ores et déjà convoquée pour fin janvier. De plus, des ressources complémentaires seront nécessaires.

Des contrôles additionnels sont par ailleurs organisés ces prochaines semaines. Reste que l’Etat ne peut pas détecter seul les exploitations possiblement en difficulté, relève le DDTE, qui en appelle ainsi au concours des milieux agricoles et des communes, qui en ont la compétence.

ATS