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Neuchâtel : le PSN veut défendre le salaire minimum cantonal

Neuchâtel : le PSN veut défendre le salaire minimum cantonal

Partis - NE

Le Parti socialiste neuchâtelois (PSN) entend "lutter jusqu’au bout pour protéger le salaire minimum". "C’est un coup d’Etat parlementaire qu’a vécu la Suisse en juin dernier", a-t-il fait savoir à l'occasion d'un congrès tenu à Neuchâtel vendredi soir.

Les membres du PSN y ont fait le point sur les attaques visant le salaire minimum, relevant la nécessité de "s’unir pour le défendre". Avec la révision de la loi fédérale étendant le champ d’application des CCT (LECCT), les conventions collectives de travail étendues primeront sur les salaires minimaux cantonaux et communaux.

"L'attaque, portée par la droite fédérale après ses échecs dans les urnes et devant les tribunaux, vise les salariés les plus précarisés, tout en piétinant la volonté populaire", a indiqué le PSN dans un communiqué.

Double référendum

"Neuchâtel s’était prononcé pour un salaire minimum cantonal, faisant figure de canton précurseur en la matière, à la suite d’un combat de longue haleine mené par le PSN", a rappelé ce dernier. Il n’est de loin pas épargné par la décision des Chambres fédérales.

Les cantons et les communes ayant déjà un salaire minimum pourront le conserver, mais sans indexation future, note le PSN. Ce qui condamne ces revenus déjà faibles à une "érosion programmée". Face à ces attaques, les syndicats et la gauche ont lancé un référendum sur le plan fédéral le 1er juillet.

En parallèle, le Grand Conseil neuchâtelois a initié un référendum cantonal. Le PSN soutient "ces combats pour que le peuple ait le dernier mot et se mobilisera jusqu’au bout pour défendre les salariés et protéger le fédéralisme", poursuit le communiqué.

Cinq cantons connaissent déjà un salaire minimum. Il s'agit de Neuchâtel, de Genève, du Jura, du Tessin et de Bâle-Ville. Vaud les a rejoints le 14 juin dernier en acceptant d'inscrire le principe dans sa Constitution. Il lui faut maintenant une loi d'application.

ATS