Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) garde son titre de docteur malgré plagiat
Plagiats sans suite pour Nina Fehr Düsel
La conseillère nationale Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) a commis un plagiat dans la rédaction de son travail de doctorat de droit. L'Université de Zurich le révèle mercredi après avoir analysé le cas. La haute école ne la destitue pas de son titre pour autant.
Selon l'expertise menée par l'alma mater zurichoise, la thèse de Nina Fehr Düsel présente 44 passages ne respectant pas les règles de la bonne pratique scientifique, notamment en omettant de désigner des citations comme telles. Dans 17 autres passages, il s'agit de clairement de plagiats: la doctorante y a copié des contenus provenant d'autres ouvrages, indique l'Université de Zurich.
Pas une bagatelle
Cette faute n'est pas à banaliser, estime l'expertise. Il ne s'agit pas simplement d'erreurs d'inattention, mais de plusieurs reprises illicites et partiellement considérables, selon elle.
La responsabilité de Nina Fehr Düsel est qualifiée de "moyennement lourde" dans cette affaire, d'après l'expertise. Malgré cela, sa thèse de doctorat constitue, dans l'ensemble, un travail digne de la promotion de docteur en droit. L'Université renonce donc à retirer ce titre à la politicienne.
"Trop généreuse en citations", admet-elle
Nina Fehr Düsel a été promue docteur en droit en 2017. Une plainte anonyme, déposée en 2023 au lendemain de son élection au Conseil national, est à l'origine de l'expertise pour plagiat. Sur son site en ligne, la fille de l'ancien conseiller national Hans Fehr écrivait alors: "Ma thèse n'est pas un plagiat, mais un travail scientifique que j'ai accompli durant six ans, parallèlement à mon activité professionnelle."
Mercredi, Nina Fehr Düsel a reconnu sur son site en ligne avoir indiqué certaines sources par erreur et avoir été "trop généreuse" en citations. En outre, elle dit ne pas avoir sourcé certaines phrases, car elle pensait qu'il s'agissait d'éléments largement connus dans le domaine du droit des assurances.